La directrice de L’Écrin, la salle des spectacles de Talant, a dû reconfiner concerts et événements, jouant de reports et annulations. La saison culturelle 2020 est définitivement gâchée, mais l’espoir est toujours là. Avec une prudence de circonstance, L’Écrin mise sur l’horizon 2021.

Comme toutes les salles de spectacle, L’Écrin de Talant et sa directrice Hortense Bourguignon auront vécu une saison 2020 hors du commun. © Grégory Girard / Sensation Web

Dans cette rubrique, le Journal de la Résistance de DijonBeaune.fr
prend des nouvelles des adhérents de CercleCom,
l’association des communicants de la région

À quelle « signalétique » correspond votre état actuel : vert, orange ou rouge ?
Vert, même si cette couleur porte malheur dans le théâtre… Le vert est la couleur de l’espoir et tant qu’il y en a, il y a de la vie, des projets, des envies, des rencontres. L’essence même de la culture !

Quelle est la principale difficulté à surmonter dans votre secteur d’activité ?
Le manque de contact, d’interaction d’échange et de partage. Travailler dans une salle de spectacles, c’est avant tout accueillir le vivant et s’y confronter. Recueillir en direct les réactions des publics, des artistes, des techniciens… Ce confinement nous prive de nouveau de ce lien fort, les lieux ne vibrent plus au rythme de ce partage d’émotions. Pour conjurer le sort nous accueillons évidemment des artistes en résidence (ndlr, le collectif d’artistes Art’Go, créé au premier confinement et composé d’une dizaine d’artistes locaux, vient notamment de prendre ses quartiers dans le vieux Talant), afin que la création continue d’exister. Mais la création artistique n’a de sens que si elle se confronte à un public réel, présent et vivant.

Avez-vous des raisons d’être plus forts après ce moment que nous vivons ? Si oui, lesquelles ?
Plus forts je ne sais pas, mais plus conscients de la fragilité de notre monde. Nous ne construisons pas dans la force mais dans l’écoute, la transigeance, l’échange. Nous vivons justement une période où l’on impose en force, sans discussion, des règles liberticides. Cela questionne sur le futur et la place fondamentale des valeurs démocratiques. La culture en est un pilier qui se fissure, nous devons nous battre pour qu’il ne tombe pas ! La culture nous éveille, nous confronte, nous questionne, nous interroge , nous rend vivants !

> La programmation pour fin 2020 et 2021 à L’Écrin

À la direction de l’Écrin depuis son inauguration en 2019, Hortense Bourguignon ne perd pas espoir. © Grégory Girard / Sensation Web

Laisser un commentaire