Dans les coulisses de la famille BMW Motorrad

Le groupe Savy inaugure en ce début d’année sa nouvelle concession BMW Motorrad à Chenôve. Accolé à l’univers voiture, un petit paradis des motards sur trois étages, couvé par cinq experts à l’état d’esprit bien identifié : dans la famille Motorrad, je demande Marinette, Sébastien (x2), Guillaume et Samuel !

La nouvelle concession BMW Motorrad à Chenôve, sur trois niveaux. © Julien Lasota

Par Alexis Cappellaro
Pour DBM79

© Julien Lasota

SÉBASTIEN PENNING
Responsable BMW Motorrad

« Le Seb », c’est une figure de la moto dijonnaise. Ne vous fiez pas à sa carrure un peu bourrue, le responsable de BMW Motorrad a le contact facile et sincère. Cet homme de 48 ans est de ces passionnés à avoir commencé « de nulle part », avec un CAP magasinier automobile décroché à Mâcon en 1989. « J’avais débuté à 15 ans, totalement autodidacte », retrace celui qui a fini par rejoindre la saga BMW en juin 2009 auprès du président Régis Harduin. « On a démarré de pas grand-chose mais avec une envie de bien travailler. De mon côté, je l’avais prévenu que j’étais un peu… à l’ancienne ! (sourires) Ça a bien collé finalement. » Cette nouvelle concession sur trois niveaux est en effet la concrétisation d’une collaboration intelligente, « où l’on nous laisse une grande souplesse de décision et d’exécution, dans un univers premium qui cultive ses singularités ». Une moto BMW est en effet « une niche dans la niche, même si BMW est la deuxième marque en France de 500 cc », commente le responsable, sans pour autant abuser de la sacralisation « car on ne parle ici que d’objets de passion. En toute circonstance, il faut laisser la porte ouverte ! » Neufs (au rez-de-chaussée) ou d’occasion (à l’étage), avec possibilité de reprise, un modèle (Adventure, Heritage, Roadster, Tour, Urban Mobility…) coûte ici de 5 000 à 31 000 euros, ce qui ouvre finalement le spectre assez largement. « D’autant que la cote d’une moto se tient généralement bien », observe l’expert, ravi d’évoluer autour de quelque 250 motos avec quatre collaborateurs « de confiance, qui aime ce qu’ils font et cultivent une passion propre à l’univers motard. C’est ce qui nous unit ». Sébastien prend toujours soin de superviser l’activité en bon père de famille. Il peut lui arriver par exemple d’appeler un client pour savoir s’il est arrivé à bon port après plusieurs heures de route sous la pluie. Hé oui, « les motos, on n’est pas là que pour les vendre ! » Bien résumé, le Seb.

© Julien Lasota

MARINETTE CHEVAUX
Conseillère commerciale

Elle a œuvré pendant plus de 22 ans dans le magasin franchisé indépendant Images Photo, rue Bossuet à Dijon. « J’y suis presque née », résume Marinette, heureuse d’avoir changé d’objectif pour se consacrer à son autre grande passion qu’est la moto. Le responsable « avait pensé à un profil féminin pour changer un peu, sans pour autant en faire un critère de sélection », et Marinette est arrivée, avec son savoir-être et son envie d’apprendre. « J’aime la moto depuis gamine, tout a commencé avec mon frère. Puis j’ai eu ma première moto, une 650 SVS 2003, que j’ai toujours », retrace cette pimpante rockeuse qui revendique son look atypique, même si être une femme au paradis des motards est moins soumis aux clichés qu’on pourrait le croire. « On échange avant tout entre passionnés. Pour moi, c’est un peu différent. Je suis encore dans une démarche d’apprentissage, car je ne peux pas tout connaître sur tout. Dans ce contexte, pouvoir m’appuyer sur une équipe de confiance a son importance. » La conseillère commerciale oriente le client, entend ses envies et son budget, assume devis et contrats, « dans un esprit de polyvalence qui (lui) plait, au contact d’icônes comme la GS, moto la plus vendue au monde ». Puis, il faut s’adapter à une consommation sensiblement différente. La location est de plus en plus utilisée, « et le client change tous les deux ou trois ans, en fonction des nouveaux modèles. La moto que l’on achète et que l’on garde à vie est un modèle sur le déclin, même si BMW conserve un côté patrimonial très fort ». Clic, clac, c’est dans la boîte Marinette !

© Julien Lasota

GUILLAUME CHEVILLARD & SÉBASTIEN MULLER
Techniciens

Ils sont les hommes de l’art, ces chirurgiens qui évoluent avec minutie dans les entrailles mécaniques des « béhèmes ». Guillaume Chevillard, 38 ans dont 21 de métier et dix chez Savy, a tout connu ici. Le chef d’atelier a commencé seul, au côté du responsable Sébastien. Puis il a reçu le soutien opérationnel d’un autre « Seb », Muller celui-ci, 48 ans et ancien technicien voiture reconverti depuis quatre ans au contact de ces bécanes qu’il aime tant. Notre duo tient d’ailleurs à évacuer le cliché du mécano avec sa clé de 12 et ses pognes pleines de cambouis. « Nous travaillons dans un environnement propre, climatisé et sécurisé, avec quatre ponts tout neufs. C’est un métier de haute précision, qui doit s’adapter à des technologies de plus en plus fines, d’où la nécessité de se former régulièrement chaque année à Paris. » Ainsi va la vie d’une marque premium, qui a son lot d’exigences tout comme peut l’avoir n’importe quel client. Le jour de notre venue, ce duo complice chouchoutait une R1200 GS Adventure dans le cadre d’un entretien annuel.  Les jours de grand vent, il peut accueillir six réceptions actives par jour. La période hivernale incite plus au calme. « Mais il ne faut pas croire qu’on se tourne les pouces. On module notre temps différemment, en effectuant des relances clients, en privilégiant les préparations esthétiques, en allant plus volontiers chercher les motos à domicile gratuitement dans un rayon de 40 km pour une révision qui intervient tous les 10 000 km en moyenne. Ainsi, la moto est prête pour les premiers coups d’accélérateur du printemps. » Et c’est un vrai travail d’équipe, en étroite concertation avec Samuel le magasinier…

© Julien Lasota

SAMUEL MORLOT 
Magasinier

Il a bientôt dix ans de maison et la moto, ça le connait un peu. « À chaque repas de famille avec mon père et mes oncles, c’était un vrai rassemblement ! » Ce jeune quadra est donc le magasinier de la maison. « De la moindre vis à un gros carénage, en passant par un système Bluetooth pour équiper un casque », il assume des références très variées qui se comptent en centaines afin d’éviter le plus possible le fameux « ça, on ne l’a plus ! » assené au client et au duo opérant à l’étage. Un logiciel interne répertorie le stock de pièces détachées, livrées en direct depuis une plateforme à Strasbourg ou en Allemagne. Ainsi, une commande passée en express avant 16h30 pourra être livrée à Chenôve le matin même. Ce travail de précision s’accompagne d’une gestion courante des consommables aussi bien pour la vente comptoir que l’achat-vente d’accessoires. Ainsi, le nouveau site s’est doté d’une remarquable boutique qui accueille tout ce dont peut rêver le conducteur BMW, « qui appréhende généralement la conduite avec un certain soin, en étant très attaché à la sécurité également ». Le programme C.A.R.E by BMW Motorrad développe en ce sens sa propre gamme d’équipements brevetés respectant un cahier des charges strict. Car rouler est un art de vivre qui ne supporte par l’approximation.

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