Été oblige, le n°88 (août-septembre) de DBM sort un peu de sa Côte-d’Or et flane à Dole, en Saône-et-Loire, en Haute-Marne, du côté de Vouglans… Ce numéro fait le lien avec ces destinations de proximité bonnes pour l’esprit, le cœur et les papilles !

Dole, Mâcon, Chalon, la Haute-Marne… les lecteurs de DBM seront peut-être surpris par l’élargissement champ de tir de ce numéro de fin d’été. Cela n’est pas uniquement lié au tourisme. Les destinations de proximité n’ont jamais été aussi bien « vendues », il est vrai, mais dans le même temps, nos zones urbaines se rapprochent et se complètent.

Il y a près d’une vingtaine d’années, quand nous avions émis l’idée de faire Dijon-Beaune Mag, certains nous riaient au nez. « Mais comment ? Ces deux villes se détestent cordialement, vous ne tirerez rien d’un tel rapprochement », entendait-on du côté des sachants. Il suffit de regarder comment les choses ont bougé depuis, pour se rendre compte que la cohérence territoriale du cœur géographique et humain de la Bourgogne n’est plus la même qu’avant. Les Climats de Bourgogne comptent parmi les premiers liants de cette évolution. Ils ne sont pas seuls en cause.

Aujourd’hui, on peut travailler à Dijon et vivre à Dole. Chalon et Beaune sont liées par un Pays beaunois qui prend Chagny sous sa coupe. Le 52 se rapproche comme jamais du 21, via le nouveau Parc national de forêts, c’est naturel, mais aussi parce que sa nouvelle grande Région, le Grand Est, l’éloigne trop de ses bases culturelles et économiques. Les exemples de ces entrecroisements se multiplient. On sent bien que le mouvement ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Un grand territoire périurbain est en marche, puisse-t-il être conduit au mieux pour favoriser les équilibres territoriaux de nos campagnes. DBM s’attache à devenir le lien médiatique efficace et bienveillant (mais pas naïf) de cette cohérence tant souhaitée par tous, au-delà des clivages politiques et des guéguerres de clocher.

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