De passage à Dijon pour inaugurer le sapin de la galerie de la Toison d’Or, Denis Brogniart en a profité pour se confier sur Koh-Lanta, son livre Un soldat presque exemplaire et ses attaches avec Givry.

Vous avez sorti en début d’année Un soldat presque exemplaire. Écrire un livre, c’est un exercice d’introspection. Qu’a-t-il provoqué en vous ?

C’est un défi que je me suis donné il y a de nombreuses années. D’abord, je voulais savoir si j’étais capable d’écrire un livre, car c’est un exercice très particulier. Pour cela, il fallait trouver du temps puisque j’avais à cœur de l’écrire moi-même de A à Z, et c’est ce que j’ai fait ! Il fallait aussi trouver l’élément déclencheur, ou plutôt le moment déclencheur. Le confinement a été un cadeau tombé du ciel pour le coup. Et cela m’a donné envie d’en écrire un nouveau, je suis justement en train de l’écrire. Ça ne sera pas un roman, mais un bouquin beaucoup plus personnel…

20 ans d’animation de Koh-Lanta, c’est long… Mais est-ce toujours aussi bon ?

C’est long, et c’est bon ! C’est clair qu’une longévité pareille, c’est rare et j’en suis le premier ravi. On a toujours des scores d’audience très impressionnant, donc on continue. Et ce n’est pas long car on innove souvent, on invente de nouvelles règles, de nouvelles épreuves… Je viens d’ailleurs de rentrer du tournage de ma 28e saison de Koh-Lanta il y a quelques jours.

Y a-t-il la place pour une bouteille de Bourgogne dans votre valise pendant les tournages ?

C’est très compliqué de trouver de la place dans ma valise. Mais on trouve toujours du Bourgogne sur place. Lors du dernier tournage en Asie (il a failli craquer et donner l’endroit exact du prochain Koh-Lanta, mais il a tenu…), on a réussi à se faire plaisir avec un bon Chablis, un petit Mercurey… et évidemment, en bon chauvin de la Côte chalonnaise, j’ai réussi à me faire livrer une bouteille de mon vin préféré : le Givry, dont je suis originaire ! Je me souviens d’un tournage dans les Philippines il y a une dizaine d’années : sur une plage, j’étais tombé sur un Français qui tenait une petite gargote. Et on a bu deux belles bouteilles de Meursault de la maison Vincent Girardin, c’est un super souvenir !

Vous êtes né à Dijon et on sait vos liens avec Givry et la côte chalonnaise. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

Ma grand-mère habitait à Givry et j’ai passé une bonne partie de mon enfance là-bas. Mon père est du Nord, ma mère est de Bourgogne, mais je me suis toujours senti Bourguignon. Ma grand-mère n’est plus là depuis quelques années, mais j’ai encore de la famille ici. Mon oncle Jean-Yves Gaudillière est traiteur à Chagny, donc je viens dans le coin de temps en temps.

Vous n’êtes pas un intégriste de la côte chalonnaise pour autant. Il arrive qu’on vous voit du côté de la côte de Beaune aussi…

Attention, je suis un grand chauvin de la Côte chalonnaise ! Mais c’est vrai que j’ai noué de belles amitiés sur la Côte de Beaune. Stéphane Guidot est un très bon ami et ne manque pas de m’envoyer quelques bouteilles de temps en temps. Vive la Bourgogne !

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