Habitat’Nuits: idées et savoir-faire made in Côte de Nuits

Cyril Quinon, p.d.g de la société Sogetil © Clement Bonvalot

Cyril Quinon, p.d.g de la société Sogetil © Clement Bonvalot

Les 11, 12 et 13 avril, la Maison de Nuits accueille le salon Habitat’Nuits. Trois journées au service de la maison, pour montrer que chez nous on a non seulement des idées, mais aussi une panoplie complète d’artisans pour les faire réaliser localement.

En 2012, une idée germe dans l’esprit de Christian Delin et de ses amis de l’association La Cabotte: mettre sur pied un salon de l’habitat. Une idée de plus diront certains, sauf qu’en l’occurrence, la démarche de La Cabotte était clairement identifiée: « Nous voulions montrer que l’on peut tout faire dans une maison, grâce aux savoir-faire des artisans de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. De la cheminée au gazon en passant par le portail et les Velux, on peut ainsi faire appel à des professionnels locaux, sans voyager, à travers des rencontres et avec une dimension humaine privilégiée.» A l’heure où le Made in France a le vent en poupe, ce plaidoyer pour le Made in Côte de Nuits mérite qu’on le soutienne.

Cette année, les 11, 12 et 13 avril, le salon Habitat’Nuits soufflera sa troisième bougie, avec une quarantaine de professionnels réunis, et partie prenante: «Le local tout le monde en parle, c’est à la mode, interpelle Cyril Quinon, PDG de Sogetil à Chambolle-Musigny.

© Clement Bonvalot

Samuel Martin, dirigeant d’une entreprise d’électricité générales © Clement Bonvalot

Pourtant, nos entreprises font 60 voire 70 % de leur chiffre d’affaires ailleurs que dans le canton, ce qui n’est pas normal.» Même son de cloche du côté de Samuel Martin, qui dirige une entreprise d’électricité générale à Gilly-lès-Cîteaux: «Quand je vois un électricien de Vesoul qui intervient dans le pavillon qui se construit à côté de chez moi, ça me dérange. Les anciens avaient le réflexe local. Aujourd’hui, tout se perd…»

Des compétences près de chez vous

Réunis ce jour-là autour d’un café, plusieurs artisans du département évoquent à bâtons rompus ce savoir-faire local, cette nécessité de séduire la clientèle locale. Ils évoquent aussi l’importance de jouer collectif: «Un salon comme celui de Nuits-Saint-Georges, poursuit Cyril Quinon, permet déjà de nous connaitre entre nous. Il y a des professionnels près de chez moi que je ne connais pas du tout, c’est plutôt gênant. Quand j’interviens sur un chantier, si je connais un collègue du canton capable d’apporter une solution à mon client, je vais l’orienter vers lui.»

Toutefois, si un salon comme Habitat’Nuits permet effectivement de se faire connaitre, les artisans ont parfois du mal à exister face aux grands groupes qui inondent les villes avec leur communication: «Ce n’est pas simple, poursuit Samuel Martin, car il nous faut être en même temps sur les chantiers, et sur la gestion d’une société. Si on ajoute à cela la communication, et son coût, il n’est pas toujours aisé de s’en sortir. Pourtant, il est essentiel de rappeler aux gens que nous sommes là!»

Le choix de la confiance et de l’économie

Affiche Habitat Nuits 2014Quand Habitat Nuits a vu le jour, nos artisans ont donc sauté sur cette occasion de partir à la rencontre des gens du cru, ceux qu’ils croisent tous les jours et qui n’ont pas forcément le réflexe de faire appel à eux. Et Christian Delin de se réjouir de la poursuite de ce projet: «Alors que les zones pavillonnaires se multiplient dans les cantons de Nuits et de Gevrey, le salon est une belle opportunité, pour les particuliers autant que les professionnels. Même si les gens n’ont pas vraiment de projet à court terme, c’est toujours sympa de venir voir les tendances du moment, les nouveaux produits, les techniques et les matériaux qui évoluent sans cesse dans une logique d’amélioration de l’habitat. Surtout, on souhaite faire comprendre au public que préférer un artisan local, c’est faire le choix de la confiance, mais aussi de l’économie.»

Habitat’Nuits, les 11, 12 et 13 avril à la Maison de Nuits, rue de la Berchère à Nuits Tél.: 03.80.62.11.17 Entrée libre de 10 h à 18 h.

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