Après les vendanges, il y aura les primeurs. Une belle occasion pour se souvenir que, selon Michel Smolarek, la culture du vin se pratique dès la naissance de celui-ci.

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Par Michel Smolarek

« Lors des dégustations des vins primeurs, plusieurs étapes vous seront proposées. La première suit les fins de fermentation alcoolique, c’est le cas des vins auxquels tout public peut s’initier lors de la célèbre vente des vins des hospices de Beaune, le dernier weekend de novembre. Sachez que dans tout vin primeur blanc ou rouge, on est en présence de saveurs en bouche sur des acidités plus vives, plus maliques.
C’est pourquoi en Bourgogne on souhaite faire les fermentations malolactiques: c’est la transformation des acides maliques en acides lactiques avec un dégagement gazeux. Le but est de rendre les vins moins acides. L’aromatique est perçu pour les vins rouges par des notes de pommes vertes, la bouche affiche une texture souvent astringente, acide, dotée d’une sensation perlante qui est dûe au gaz carbonique. Il faut faire abstraction des ces phénomènes: le seul critère de qualité, c’est l’équilibre acidité et matière.
Pour les vins blancs, l’approche est plus facile, l’aromatique se montre plus plaisante avec des notes de fruits exotiques, en bouche la fraîcheur est relative à l’année et toujours cette sensation de perlant. La culture du vin se pratique depuis sa naissance, c’est une expérience que je vous invite sans tarder à découvrir. »

© Photo DR

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