Avec son espace dédié à Beaune, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté renforce son positionnement de numéro deux régional sur le secteur viticole. Quitte à mettre les petits plats dans les grands.

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Les délices préparés par le chef Laurent Peugeot et quelques blancs rares sur le marché ne sont pas les seules raisons d’une telle affluence sous le chapiteau dressé pour la circonstance. Le monde viticole, en ce vendredi annonciateur de l’été, a fait le déplacement pour célébrer un espace qui leur est désormais dédié au sein même de la Banque Populaire à Beaune. Bruno Duschene, directeur général de l’établissement est venu avec des arguments concrets.

« La banque a un rôle d’intermédiation, elle doit mettre en rapport l’épargne des uns avec la demande de crédit des autres », rappelle en préambule le dirigeant. Corollaire de ce constat, le risque existe pour la banque régionale. L’an dernier, sur un chiffre d’affaires de 360 millions d’euros, 42 sont tombés dans cette faille. « Je trouve ça normal, rappelle Bruno Duschene, le risque c’est notre métier, mais quel chef d’entreprise considère normal que 12% de son CA est à passer en pertes et profits au prétexte que son client est en incapacité de rembourser? »

Un millier de viticulteurs

Bonne question effectivement, merci de l’avoir posée. Ici, tout est équilibre, car « cet argent que nous passons en perte ce n’est jamais que le vôtre! » Alain Suguenot, le député-maire de Beaune et Aubert de Villaine, dont l’association pour la reconnaissance des climats de Bourgogne bénéficie du mécénat de la « Banque Pop », apprécient la franchise de l’exposé.

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Il est vrai que l’établissement bancaire est dans son élément. Sur le territoire régional, il a déjà séduit un millier de viticulteurs clients auxquels il aura prêté, en 2014, une centaine de millions d’euros. Avec l’inauguration de son espace dédié à Beaune, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté entend bien renforcer son positionnement de numéro deux du secteur viticole. La mission est confiée notamment à deux experts, Jean-Louis Bonnard et Gérald Perrier, sous la direction d’un autre passionné de vin, Régis Caillot. D’ailleurs, pour eux encore plus que pour les autres, le raisin et la raison ne sont-ils pas les fruits de la passion?

Légende photo: Régis Caillot, directeur de l’agence de Beaune, avec ses deux experts viticoles, Jean-Louis Bonnard et Gérald Perrier. ©photos : DR

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