Mouvement(s) : que faire à l’Hôtel-Dieu des Hospices de Beaune en 2026 ?

À Beaune, l’Hôtel-Dieu des Hospices Civils explore avec sensibilité et modernité la thématique du mouvement. L’un des sites les plus visités de Bourgogne est lui-même plein de bonnes vibrations pour cette saison 2026, qui ouvre un nouveau chapitre d’explorations sur trois ans. Passionnant.

©Hospices Civils de Beaune

2043 frappe aux vénérables portes brunes de l’Hôtel-Dieu. Les responsables des Hospices Civils de Beaune préparent dès maintenant la célébration des 600 ans de ce « palais pour les pôvres ». Le programme « Hôtel-Dieu 2043 » va donc connaître un nouvel élan en 2026 : « Notre étude patrimoniale de deux ans a mis en exergue des interventions nécessaires pour entretenir et valoriser le bâti », pose sa responsable Sandrine Allard-Saint-Albin.

La priorité sera ainsi donnée au bastion, avec des premières études de réhabilitation prévues dans les prochains mois. Le polyptyque du Jugement dernier, chef-d’œuvre de Rogier van der Weyden, quittera lui l’Hôtel-Dieu en septembre pour une restauration d’envergure pendant deux années, remplacé dans l’intervalle par un dispositif de projections et de réalité augmentée, permettant de suivre les étapes de ce magnifique chantier.

Pendant ce temps, l’Hôtel-Dieu vit sa vie et entame un cycle de trois ans consacré à l’esprit hospitalier : « Mouvement(s) du corps sera notre guide en 2026, avant Passion(s) de l’âme en 2027 et Langage(s) du soin en 2028. Après avoir travaillé sur les valeurs fondatrices ces trois dernières années, nous voulons davantage encore sensibiliser à nos visiteurs notre activité hospitalière, regarder comment a évolué le rapport aux malades, aux patients, parler aussi des progrès de la médecine. » 

Histoire et pratique contemporaines 

Ce triptyque ouvre un large champ d’exploration. « Sur les corps soignés et les corps soignants, le soin dans toutes ses dimensions, physiques, sensibles, symboliques, en faisant dialoguer l’histoire de l’Hôtel-Dieu avec des pratiques contemporaines artistiques, scientifiques et sociales », détaille Sandrine Allard-Saint-Albin, dont les équipes vont multiplier les expériences immersives : le retour des procès fictifs, des ateliers de calligraphie, des dégustations aussi avec un prometteur « L’Hôtel-Dieu en amuse-bouche », une fois par mois, d’avril à septembre. 

Véritable expérience signature, les ateliers olfactifs menés par Marie-France Bravard permettront de toucher du nez les arômes des caves, les parfums des plantes médicinales et les odeurs liées aux pratiques de soin d’autrefois. 

Carrefour incontournable 

« Le thème du mouvement est généreux, il nous permet aussi d’évoquer le sport et la santé. À ce titre, une proposition très originale aura lieu en mai », sourit-on à l’Hôtel-Dieu (lire encadré). Difficile aussi de passer à coté du mouvement de caméra et des 60 ans du tournage de La Grande Vadrouille en Bourgogne : « D’avril à octobre, nous proposerons une rando vélo entre Beaune et Meursault, assortie de lectures de paysage. Ce sera l’occasion d’évoquer le volet viticole de l’Hôtel-Dieu. » 

Au sortir d’une année record avec 466 041 visiteurs accueillis, l’Hôtel-Dieu va donc suivre un programme intense, qui le positionne comme un carrefour culturel de plus en plus incontournable. Avoir de jolies tuiles vernissées ne suffit pas, encore faut-il avoir du fond. Ce qui s’appelle un esprit sain dans un corps sain.

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Le grand week-end de mai

Une petite partie de pétanque dans la cour des Fondateurs ? C’est l’une des propositions originales de l’Hôtel-Dieu les 22, 23 et 24 mai. Temps fort de la saison culturelle, ce grand week-end « L’Hôtel-Dieu en mouvement(s) » transforme le monument en un vaste terrain d’expériences et de rencontres. Pendant trois jours, trois ambiances rythmeront les cours, salles historiques et espaces extérieurs de l’Hôtel-Dieu, avec une programmation mêlant ateliers sportifs, performances, stop motion, opéra baroque, photographie, danse, joutes oratoires et temps conviviaux. Le vendredi s’adresse plus particulièrement aux scolaires, tandis que le week-end accueillera familles, curieux et passionnés. 

Ce week-end rend également hommage à Étienne-Jules Marey (1830-1904), figure de l’analyse du mouvement et enfant de Beaune. Le papa de la chronophotographie a influencé la médecine, le sport et le cinéma. Sa pensée sera mise en lumière grâce à la participation exceptionnelle de l’association des Amis de Marey et des musées de Beaune présidée par Michel Crestanello, à travers rencontres, médiations et dispositifs créatifs. 

©Hospices Civils de Beaune