Dans un communiqué adressé à la presse, ce mercredi 14 janvier, l’actuelle maire de Dijon Nathalie Koenders a annoncé sa candidature aux élections municipales (15 et 22 mars). Face à elle, six listes ont lancé leur campagne.

Conseillère municipale depuis 2008, nommée première adjointe par François Rebsamen en 2015, Nathalie Koenders est devenue la première femme maire de Dijon le 25 novembre 2024. Un mois avant sa nomination au poste de ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Décentralisation, François Rebsamen avait démissionné de ses fonctions d’édile (2001-2014 et 2025-2024).
Mercredi 14 janvier 2026, sans surprise, la maire socialiste a annoncé officiellement sa candidature aux prochaines élections municipales (15 et 22 mars 2026). Dans un communiqué envoyé par son directeur de campagne (et actuel premier adjoint) Antoine Hoareau, la candidate annonce conduire « une liste de large rassemblement, réunissant la gauche, les écologistes, le centre et des citoyens. Cette liste associera des élus expérimentés, de nouveaux visages et des personnalités issues de la société civile, reflétant la diversité et l’énergie de Dijon. L’équipe sera présentée au cours des prochaines semaines. »
160 propositions, 6 adversaires déclarés
« Nathalie Koenders présentera prochainement un programme riche, innovant, ambitieux et réalise, comprenant plus de 160 propositions. Il visera à poursuivre l’action engagée et à répondre aux nouveaux défis et aux aspirations des Dijonnais : pouvoir d’achat, sécurité, transition écologique, qualité de vie, logement, mobilités, dynamisme culturel et sportif, et solidarité. » Et de conclure : « Mon engagement, c’est Dijon. Je veux continuer à faire de Dijon une ville écologique, sociale, et attractive, inclusive et ouverte sur le monde, audacieuse et fidèle à ses valeurs d’humanisme et d’universalisme. »
À l’heure où nous écrivons ces lignes, six autres listes se sont déclarées candidates aux municipales dans la cité des ducs de Bourgogne.
« Agir pour Dijon »
Six ans après sa défaite dans une triangulaire au second tour des municipales (34,8% contre 43,5% pour François Rebsamen), le conseiller municipal d’opposition Emmanuel Bichot mènera la liste des Républicains. Un temps pressenti, l’élu d’opposition Laurent Bourguignat n’a finalement pas été investi par son parti. Le candidat LR, épaulé notamment par Laurence Gerbet et Axel Sibert, a reçu le soutien de Reconquête, le parti d’Eric Zemmour.

« Dijon au cœur »
Investie en novembre dernier par le parti présidentiel, l’ex-ministre déléguée chargée des Personnes âgées et des personnes handicapées Fadila Khattabi se présente à la tête d’une liste « constituée de personnes expérimentées et motivées mais aussi de personnalités de la société civile ». Députée de la troisième circonscription de Côte-d’Or de 2017 à 2023, la candidate Renaissance est forte d’une expérience de conseillère municipale à Varois-et-Chaignot (2014-2020). Elle a aussi été conseillère régionale de Bourgogne (2004-2015) puis vice-présidente de la Région en charge de la Formation professionnelle et de l’apprentissage (2010-2015).
« Dijon change d’ère »
Toute la gauche ne se ralliera pas à la maire sortante. Michel Haberstrau, ingénieur agroalimenaire de formation et directeur de l’IFRIA Bourgogne–Franche-Comté, mènera une « union écologiste, sociale et citoyenne » composée de membres des Écologistes, du Parti communiste, de Génération.s (le parti de Benoît Hamon) et de L’Après (une formation créée par d’anciens membres de La France insoumise).

« Dijon populaire »
La France Insoumise a choisi Dominique Guidoni-Stoltz pour mener la campagne des municipales dans la cité des ducs. Retraitée, la candidate LFI a été directrice d’école, enseignante-chercheuse et maîtresse de conférences à AgroSup Dijon, en parallèle de ses actions de secrétaire départementale du syndicat FSU.
« Le Rassemblement Dijonnais »
Défait par Pierre Pribétich (PS) au second tour des élections législatives anticipées de 2024 dans la troisième circonscription de Côte-d’Or (46,9%), Thierry Coudert se lance dans la course à la mairie de Dijon. À 67 ans, l’ancien préfet de Seine-et-Marne et de l’Eure a été investi par l’UDR, le parti fondé par Éric Ciotti, et le Rassemblement national. Directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux sous Chirac, il est le président-fondateur de La Diagonale, club politique réunissant « les sarkozystes de gauche ».

« Dijon Avenir »
Un mouvement citoyen, anticapitaliste et sans tête de liste, se présente avec l’ambition de « bifurquer vers un modèle de post-croissance pour une économie de sobriété énergétique et matérielle, relocalisée, circulaire et régénérative ».



