MuséoParc d’Alésia : les livres d’école n’ont pas toujours raison

Alors que le MuséoParc d’Alésia a réouvert ses portes début février, Michel Rouger, son nouveau directeur général, nous présente les grandes lignes de la saison 2017. Débuts en fanfare avec un grand week-end festif autour de la table gauloise (25-26mars) pour le 5ème anniversaire du site et le début de « Un Gaulois dans mon cartable », une exposition où l’on découvrira que les livres d’école n’ont pas toujours raison…

Par Geoffroy Morhain
Photos : Christophe Remondière

En poste au MuséoParc depuis septembre dernier, en provenance du musée de la Grande Guerre à Meaux (86 000 visiteurs en 2015, une fréquentation comparable à celle d’Alésia), Michel Rouger a su profiter de son expérience d’un site culturel lié à l’histoire pour apporter sa touche à la programmation 2017.

Pour la première fois, cette dernière fera l’objet d’une brochure grand public tirée à 30 000 exemplaires, qui portera haut et fort le titre de Saison culturelle : « À travers ce document, il s’agit de donner au MuséoParc l’image légitime d’un véritable équipement culturel riche en propositions de toutes sortes, à l’opposé de la “coquille vide et froide” que certains dénoncent », argumente de nouveau directeur, qui souhaite aussi « redonner au site un certain ancrage local, en s’adressant plus spontanément aux gens du coin, en multipliant les partenariats avec d’autres acteurs culturels voisins, comme le festival de BD de Semur-en-Auxois ou le village de Flavigny-sur-Ozerain par exemple ».

Expos et apéros

Dans la même optique, Michel Rouger a d’ailleurs mis en place une formule « Anniversaire au Muséoparc » pour les enfants, mais aussi les « Apéros du Muséo » pour clore la visite de l’exposition autour d’un verre de vin du domaine Flavigny-Alésia, ou encore un billet d’entrée propre à l’exposition temporaire (3 euros en plein tarif).

Du 25 mars au 30 novembre 2017, cette dernière sera consacrée à la représentation des Gaulois dans les manuels scolaires de la fin du XIXème siècle à nos jours. Avec une soixantaine de livres et de nombreuses affiches exposées dans une salle de classe reconstituée, l’expo mettra en scène de façon ludique le décalage entre l’iconographie des livres d’école et la réalité historique. Et vous offrira la possibilité de prendre la pose accoutré en Gaulois pour une photo souvenir ! En parallèle à cette exposition, 20 portraits d’archéologues contemporains s’afficheront durant toute la saison sur des panneaux disséminés à travers du site gallo-romain.

Le nouveau directeur du MuséoParc dit lui même que les livres d’histoire sont parfois sujets à controverses quant à Alésia.

Happy Alésia !

Le week-end du 25-26 mars, le MuséoParc fêtera comme il se doit ses 5 ans (et 500 000 visiteurs) avec un banquet gaulois commenté par une archéologue le samedi soir, puis une grande journée portes ouvertes au centre d’interprétation le dimanche, avec visites et dégustations gratuites.

À noter également, les journées événements le troisième week-end de chaque mois : vestiges gallo-romains éclairés aux bougies pour la Nuit des musées (mai), visite des champs de fouilles pour les Journées de l’archéologie (juin), reconstitutions de combats de troupes en nombre (juillet-août), cuisson de poteries dans un four artisanal pour les Journées du patrimoine (septembre)… Sans oublier, tout au long de l’année, un programme dense d’animations visant toutes à rendre l’histoire plus vivante : visites guidées thématiques du site, conférences, ateliers et démonstations, ludothèque, etc.

Destination Haute Bourgogne

Voilà de quoi relancer la fréquentation du site, en baisse sensible l’an dernier (73 000 visiteurs en 2016), en attirant notamment plus de familles dans un rayon de 2 heures de route autour d’Alésia (en 2015, près de 80 % des visiteurs n’étaient pas côte-d’oriens). Et de retrouver des chiffres plus en conformité avec les objectifs initiaux (90 à 100 000 visiteurs par an).

Une dynamique qui compte aussi beaucoup sur la synergie entre les trois sites archéologiques bourguignons majeurs (Alésia, le trésor de Vix à Châtillon-sur-Seine et Bibracte), et sur la complémentarité avec la quinzaine d’autres destinations touristiques réunies dans le groupement « Enjoy la Haute Bourgogne » (nord Côte-d’Or et sud Yonne). Au-delà de l’histoire, l’enjeu d’Alésia est bien évidemment celui d’un territoire qui se conjugue au présent, ici et maintenant.

MuséoParc Alésia, 21150 Alise-Sainte-Reine
03.80.96.96.23
www.alesia.com

One thought on “MuséoParc d’Alésia : les livres d’école n’ont pas toujours raison

  1. Dominique
    15/02/2017 à 10:00

    « Au-delà de l’histoire, l’enjeu d’Alésia est bien évidemment celui d’un territoire qui se conjugue au présent, ici et maintenant »
    Voici donc quelques trouvailles pour stimuler la fréquentation d’un site qui ne veut toujours pas expliquer ses contradictions avec les textes et les exigences militaires de la bataille… Une absurdité pour l’Histoire et un gâchis pour les contribuables.

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