La première édition du Prestige Auto Beaune se tiendra au palais des congrès de la capitale des vins de Bourgogne les 1, 2 et 3 juillet. Au programme : super cars, hyper cars, GT mais aussi Youngtimers, vintage cars et haute horlogerie. Le tout sur fond de vente d’exception. La voiture et Beaune c’est une vieille histoire d’amour. L’événement promet d’en être la consécration.

L’auto, une passion qui roule. À Beaune, une vieille histoire d’amour. Les grands vins de Bourgogne ont le don d’attirer les amateurs de belles carrosseries. Grands crus et voitures de prestige vont bien ensemble. Faisant fi de la dureté des pavés du centre-ville, ces bolides aux lignes épurées apportent une réponse lumineuse et rugissante à l’éclat vernissé des toits des Hospices. Alors, pourquoi chercher ailleurs pour rendre hommage à la quintessence motorisée, à la magie de l’exception ? Un couple atypique l’a bien compris, s’investissant à fond la caisse, le regard vissé sur le grand week-end des 1, 2 et 3 juillet, dans la première édition de Prestige Auto Beaune.

Serge et Laurence Bierry ne sont pas du genre à tourner autour du pot d’échappement. L’ancien cadre de l’industrie a occupé de hautes fonctions pour Vinci en Chine. Il carbure à l’expérimentation. On l’a vu récemment créer son magazine de proximité dans l’Auxois, rien que pour le plaisir, avant de le revendre. Serge aime les gens et les défis. Le dernier en date, c’est l’évènementiel, qu’il aborde là encore avec réussite. Laurence, ancienne directrice d’hôpital, copilote l’aventure et cadre les trajectoires. Tous deux ont décidé de s’installer à Beaune, d’y construire une belle maison pour entamer dans les meilleures conditions possibles, la prochaine spéciale de leur vie de jeunes retraités hyperactifs.

Sensations fortes

Serge Bierry a aussi le « défaut » (fort sympathique au demeurant) d’être un « ferrariste » de la première heure. Prestige Auto Beaune est donc un enfant désiré, pour lequel il n’a pas hésité à privatiser un berceau de luxe, le palais des congrès. En peu de temps, sa société Prestige Events BFC a ouvert de nombreuses portes. Dont l’accord officiel de la marque Ferrari, qui devient l’invitée d’honneur de la première édition. Une sacrée performance pour qui connaît le milieu de l’auto.

Le tableau de bord de Prestige Auto Beaune est plein de promesses. Les gens, les curieux de toute nature, y verront en tout premier lieu les impressionnantes super cars, hyper cars et autres GT qui occupent le hall 1. Ces trois appellations résument à elles seules l’exception, l’hyper performance et le rêve. Le casting des stars de l’exposition n’est pas encore définitivement arrêté. Mais on peut parier qu’entre les belles italiennes qui finissent en « i » (Pagani, Lamborghini, Maserati et tutti quanti) et les autres monstres de la création automobile (Aston Martin, Bentley, Bugatti, McLaren, Rolls Royce, Koenigsegg et compagnie), l’amateur de sensations fortes, de 7 à 107 ans, y trouvera son bonheur.

Montre en main

Aussi, le prestige appelle le prestige. Ces voitures tournent comme des horloges, un moindre mal quand on franchit souvent la barre du million d’euros. Elles donnent tout naturellement leur nom à des montres positionnées sur le même gabarit du luxe. Après tout, être fan d’une marque jusqu’au bout de la trotteuse, ne serait-ce pas l’expression ultime de la passion ? Ferrari et Aston Martin ont signé des créations pour ça. Lewis Hamilton ne gagne pas un grand prix sans le soutien de l’horloger IWC. Qui n’a pas rêvé un jour de la mythique Tag Heuer Monaco portée par Steve Mac Queen en 69, dans le non moins mythique film Le Mans ? à titre indicatif, on a vu s’en vendre une il y a peu pour un montant de 2 millions de dollars. Et une Richard Mille autour du poignet, ça ne fait pas fantasmer aussi ?

Le must de la « tocante » sera donc au rendez-vous du Prestige Auto Beaune. Cette exposition parallèle souligne la symbiose parfaite entre deux mondes qui se complètent dans la perception du luxe. L’un joue contre le temps et fait tourner les roues, l’autre s’en tient à la rotation des aiguilles. Mais l’un comme l’autre a en lui le goût de la performance et la testostérone de la réussite.

Le mystère du prestige

Prestige Auto Beaune veut faire rêver le grand public tout en lui révélant que la magie exposée est en réalité le résultat de savoir-faire extraordinaires. Les amateurs intéressés par l’acquisition d’une voiture de collection ou peu ordinaire auront quant à eux deux opportunités de se faire plaisir : un espace exposition alimenté par une dizaine de négociants spécialisés et, le dimanche, une spectaculaire vente aux enchères. Cette dernière a été confiée à un professionnel porté par de solides ambitions dans la région et au-delà : Alexandre Landre. Ce commissaire-priseur dynamique cultive une vision bien à lui de sa profession, entre sérieux  et décontraction. Implantée à Nancy et à Paris, sa maison de vente familiale entend apporter une fibre nouvelle, plus proche du terrain, à l’exercice de son art.

La vente du 3 juillet sera pour lui l’opportunité de faire exploser quelques compteurs. Dans ce genre d’exercice, les enchères peuvent aller d’une poignée de milliers d’euros à plusieurs centaines de milliers d’euros par véhicule. L’effet de surprise sera au tournant de l’événement. La vente devrait être nourrie par deux grandes collections voisines de Beaune mais néanmoins exceptionnelles, sur lesquelles on garde silence pour l’instant. Dans ce domaine, la discrétion est de mise. Autant une hyper car a le devoir de faire rugir les chevaux, autant, lorsqu’il est question de mettre quelques bijoux motorisés dans le circuit de la revente, rien ne doit perturber la bonne conduite des affaires.

Après tout, le mystère du prestige ne se résume-t-il pas à une opposition entre l’éclat du rêve et le caractère intime et protectionniste que provoque ce même rêve quand on y accède. On n’en dirait pas moins d’un grand cru. 

Article à retrouver dans le DBM n°91.

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