Caroline Aubert (Elyksir) est spécialisée dans la création de richesses pour les entreprises. Sa soirée philanthropique du 11 décembre animée par la belle voix de Daniel Fernandez le prouve. Elle rapporte 4333 euros à l’association des Blouses Roses.

Caroline Aubert (Elyksir), Chantal Normand (présidente Blouses Roses Dijon), sa vice-présidente Odile Tavernier et Sandrine Guyot (Cyrus Conseil). © Iannis Giakoumopoulos

« Du lundi au dimanche compris, nous accompagnons les enfants hospitalisés et les personnes âgées en Ehpad, les deux bouts de la vie ! » Chantal Normand et Odile Tavernier résument avec efficacité l’engagement des Blouses Roses. À Dijon, l’antenne rayonne sur 19 lieux d’intervention et mobilise une centaine de bénévoles, dont trois hommes seulement, allez comprendre pourquoi.

Peut-être que le rose est un frein pour la gent masculine. Mais là n’est pas le sujet, cette couleur a en réalité été choisie « au départ pour nous différencier des infirmières au sein de l’hôpital ». Aujourd’hui, l’association fonctionne à plein, même si elle doit aussi sans cesse rappeler qu’elle ne lutte pas contre le cancer du sein, en référence au très médiatique octobre rose.

« Cela fait 75 ans que nous existons, on ne va pas pour autant tout remettre en question », poursuit Chantal Normand. D’autant que la mission est essentielle : « Les infirmières nous guident pour vaincre l’ennui, pour que les malades sentent une présence, certains d’entre nous font même des formations au siège national de l’association à Paris. » Avec 92 antennes sur le territoire, les Blouses Roses sont en effet particulièrement bien structurées.

Une bouteille du « Gégé »

La société Elyksir de Caroline Aubert cultive « l’art de la création de richesses ». Une expertise qu’elle met directement en pratique en réunissant quelques dizaines de généreux amis, le temps d’une soirée solidaire le 11 décembre. Auteur, interprète, philanthrope lui aussi, Daniel Fernandez est venu avec sa guitare et sa voix ibérique pour donner du ton et du rythme aux enchères. Et ça a marché. Pas moins de 4333 euros ont été récoltés au profit des Blouses Roses. De quoi offrir des jouets aux enfants que les infirmières feront circuler en ces temps de distanciation sanitaire. De quoi louer aussi des bus, au printemps prochain, pour les futures balades récréatives de nos aînés. Quelques tablettes numériques complèteront ce Noël solidaire.

Bien des choses ont été mises en vente ce soir-là. Un bijou de chez Terre de Lune (Isabelle Laraque) ; un gilet Rossignol de chez Nature d’Homme (Frédéric Lesueur) ; deux œuvres de l’artiste-peintre Claude-Olga Gay (Le loup et Le combattant) ; une création contemporaine de Ramya Chuon, membre du très actif collectif talantais ART’go ; une bouteille rare du domaine de « Gégé » Depardieu (Christophe Prudhon) et, nous n’étions pas en reste chez Studio.Mag, une page de publicité dans notre magazine DBM enlevée par la société CSPS Prévention (Jean-Luc Pineau).

Caroline Aubert annonce déjà qu’elle rééditera l’opération le 10 décembre 2022. Et rêve de convier à sa soirée un certain Julien Doré, déjà « précieux soutien des Blouses Roses« . Après tout, le principe des enchères n’est-il pas d’aller toujours plus haut, plus loin ?

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