Sous le cul des vaches du 21, les combats du monde agricole

© Clement Bonvalot

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La Côte-d’Or était en vedette hier au Salon international de l’agriculture Porte de Versailles à Paris : sur le ring central, les fleurons de l’élevage ont été présentés au public. Du taureau charolais au lapin fauve de Bourgogne en passant par les « Traits Auxois », pas un ne manquait à l’appel. François Sauvadet, président du Conseil général de Côte-d’Or s’est réjouit de cette mise en avant de son département. Un « privilège » qui n’occulte pas « les combats à mener.« 

Peut-être parce que la Côte-d’Or offre à portée d’un demi-réservoir de gazole les richesses de son terroir, on en oublie à quel point la présence au coeur de la capitale d’animaux qui ont fait le voyage (et parfois de fort loin) depuis leurs étables, leurs stabulations ou leurs écuries, constitue un événement pour les Parisiens…

© Clement Bonvalot

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comment comprendre autrement la foule qui envahit à chaque nouvelle édition du Salon International de l’Agriculture les pavillons du palais des expositions, Porte de Versailles ? Toujours est-il qu’ils sont là et bien là les Parisiens, venus le plus souvent en famille. Et malgré les panneaux demandant aux visiteurs de ne pas caresser les animaux, comment résister au plaisir de tâter « pour de vrai » le cul d’une vache toilettée de frais ? Après tout, ce privilège n’est pas réservé aux présidents de la République…

Un qui se réjouit de l’affluence, c’est François Sauvadet : le président du Conseil général est particulièrement heureux de la foule qui entoure le ring central en ce mercredi qui met les productions de la Côte-d’Or à l’honneur. « Crise ou pas, il y a beaucoup de monde. Cela s’explique parce que c’est le grand rendez-vous de l’agriculture, l’un des rares à cette échelle… c’est aussi une des rares occasions où le monde rural et la ville se rencontrent. Je suis particulièrement ravi de la place donnée à la Bourgogne et à la Côte-d’Or : nous avons le privilège d’exposer sur le ring central l’ensemble de notre production en élevage. C’est un honneur mais cela nous le devons aussi au fait que nous avons su préserver en Côte-d’Or une production particulièrement riche et diversifiée. »

© Clement Bonvalot

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Reste que si l’image offerte aux Parisiens ne montre, et c’est normal, que les fleurons de cette production agricole – tant en élevage que dans les produits de bouche – côté coulisses, tout n’est pas aussi rose. « Il y a bien sûr des combats, confirme François Sauvadet. Je pense en particulier à notre production fromagère qui va être en butte aux nouvelles directives de la PAC. Je pense aussi aux surprimes pour les exploitations de plus de 52 hectares… »

Pour parer, le Conseil général de Côte-d’Or signe avec le monde agricole un nouveau contrat qui mettra l’accent sur la diversification et le développement des filières courtes. Une option sur laquelle ruraux et urbains ne peuvent que s’entendre, tant les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la provenance, la qualité et – tout particulièrement au sein des CSP + urbaines – l’empreinte écologique des produits. François Sauvadet croit beaucoup à cette synergie entre les mondes urbains et ruraux : « L’avenir de notre département, et au-delà, de la France, ne se fera pas sans le monde rural. Ce dernier peut beaucoup apporter : loin d’être une charge, c’est au contraire une chance pour notre pays.« 

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