Caroline Cattet dirige l’agence chalonnaise Wall Street English, le formateur n°1 de la langue des Beatles. À l’écouter, l’anglais n’a plus rien d’un obstacle infranchissable. Il suffit de demander de l’aide.

Caroline Cattet, de l’agence Wall Street English chalonnaise. © Jean-Luc Petit

« Help ! I need somebody… » On croirait le début du titre des Beatles destiné aux Français en délicatesse avec la langue anglaise. Des frenchies que l’on se plait, dans un réflexe d’autoflagellation, à présenter comme cancre européen en la matière. Même quand il le pratique correctement (au hasard, notre président Macron) on se gausse de son french accent, de ses « th » prononcé « z », ses accentuations placées au mauvais endroit, ses traductions approximatives, ses… Il y a une part de vrai dans ce constat. « Mais nous ne sommes pas plus bêtes que les autres, tempère Caroline Cattet. Si le cerveau n’est pas habitué à la pratique, vous ne pouvez pas parler anglais. Longtemps, on n’a sans doute pas adopté la bonne méthode. » Caroline est la nouvelle « center manager » de l’agence Wall Street English à Chalon-sur-Saône, tout près du quartier Saint-Vincent. Elle mesure combien l’anglais est la langue universelle, celle du voyage et de LinkedIn. 

Décalage générationnel

À croire que l’ouverture à l’autre ne peut se faire autrement. « Heureusement, le changement d’attitude est là. Depuis une dizaine d’années, on conçoit les langues étrangères différemment. Au-delà des entreprises, les Français s’en rendent compte. Des gens de 30, 40 ou 50 ans poussent notre porte et avouent qu’ils ne soupçonnaient pas de l’importance de la matière. Aujourd’hui, ils sentent un déficit. » Ce décalage est souvent générationnel. Les jeunes, dit-on, grandissent dedans (sous-entendu l’anglais). 

La réalité, comme souvent, est entre les deux. On a tous dévoré les saisons de The Crown ou recherché les paroles d’une chanson des Beatles. Mais la maîtrise de la langue, la vraie, suppose une autre intensité. « Même si tu regardes des replay en streaming sur ton smartphone, tu ne parles pas vraiment anglais », avancent avec humour les campagnes de promotion de Wall Street English. 

L’œil de Pierre Doucet
« Wall Street English est le n°1 mondial et le n°1 en France de la formation à l’anglais avec 63 écoles, resitue Pierre Doucet, qui dirige sept agences dans le Grand Est, dont Belfort/Montbéliard qui vient tout juste d’ouvrir, signe que la demande est forte partout. L’anglais représente aujourd’hui 75% du marché des formations en langues. Plus de 90% de la clientèle est issue de la formation professionnelle. Nos agences comptent jusqu’à 9 formateurs pour les plus importantes, sous la coupe d’un responsable pédagogique. Il y a dix ou quinze ans, les gens commençaient à percevoir la nécessité de se former à l’anglais, mais n’osaient pas franchir le Rubicon. Aujourd’hui, c’est toujours une nécessité, mais se former est plus naturel. Les méthodes, les outils permettent d’apprendre de manière plus intuitive, plus ludique aussi. La digitalisation des formations est un plus. Elle permet à des publics éloignés des grandes centres métropolitains, donc de nos agences, de suivre les formations, d’accéder à nos méthodes éprouvées. Aujourd’hui, c’est aussi facile d’accéder à nos formations en étant à Dijon qu’à Saulieu, Sombernon, Autun ou Bourbon-Lancy. »

Le CPF, outil fantastique

Dans les écoles d’ingénieur, la certification Toeic (Test of english for international communication) devient obligatoire. Sans elle, pas de diplôme. « Certaines écoles de management commencent à le demander. Cela arrive aussi au sein d’entreprises qui passent sous pavillon américain, chinois, allemand… Je me souviens de cette entreprise bressane, dont le marché était avant tout national. À sa maturité, elle a voulu se développer à l’étranger et le constat fut accablant : aucun ne parlait anglais dans l’entreprise. » 

Bien sûr, les besoins ne sont plus réservés aux seules entreprises, ni aux habitants de métropole. « Nous sommes une région touristique, la Bourgogne accueille partout des étrangers de toute nationalité, il ne faut pas attendre d’être pris au dépourvu », observe Caroline, consciente que le repos forcé du tourisme peut favoriser la remise à niveau de ses professionnels. Il s’agit d’être prêt pour le retour à la vie normale. Sur ce point, la réforme de la formation professionnelle orchestrée progressivement depuis 2018 représente « une fantastique opportunité » pour l’employeur comme l’employé. Ce dernier est libre d’utiliser comme bon lui semble son budget CPF (Compte personnel de formation). Et ainsi s’ouvrir les portes du savoir avec Wall Street English. Il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide.

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