Regonflé à bloc, l’Office de tourisme de Dijon Métropole montre les muscles pour sa saison 2021, y compris à travers une originale campagne d’affichage. Avec en ligne de mire, déjà, l’inauguration de la Cité de la gastronomie au printemps 2022. 

Dijon plutôt que le Canada, Osaka, la Floride ou bien Washington. Après tout, pourquoi pas ? L’Office de tourisme fait la promotion du voyage en circuit court, avec une campagne d’affichage originale installée Gare de Lyon, à Strasbourg et dans les grandes villes frontalières (Bruxelles, Lausanne, Amsterdam). Ces nouveautés ont été présentées dans le cadre du lancement officiel de la saison, ce vendredi 11 juin. Ravi du rendu, François Rebsamen a même dégainé son smartphone pour dévoiler à qui voulait bien la version traduite en néerlandais. Vergeet Osaka, kies Dijon ! 

Cette stratégie assume « un ton décalé et un poil provocateur, car il faut sortir du lot pour exister », dixit Sladana Zivkovic. La présidente de l’Office a fait état d’un dernier bilan famélique pour une destination comme Dijon : en 2020, l’OT a recensé 145 000 visiteurs et les hôtels ont été occupé à hauteur de 33% en moyenne. Bien loin du millésime record de 2019 avec 264 000 visiteurs enregistrés et 70% de taux d’occupation. Un autre monde.

« Le tourisme demeure la première industrie de notre pays, la première activité économique de notre région aussi », assénait en retour le maire de Dijon. Et d’exprimer sa foi en un « président qui a annoncé un plan de relance sur 5 ans concernant ce secteur secteur le plus affecté ». La métropole a apporté sa part. Il est vrai que le contexte est pressant : « Dijon étant la huitième ville de France en terme de nuitées touristiques, et nous comptons 8 projets d’hôtels en construction. » Puis elle a injecté 3,5 millions d’euros dans le secteur, avec le soutien de la Région BFC. À titre d’exemple, 122 cafés et hôtels-restaurants ont reçu des aides pouvant aller jusqu’à 15 000 euros. Les hôteliers ont obtenu un report complet de la taxe de séjour en 2020 et 2021. Et l’activité reprend du poil de la bête. « Le 9 juin est une étape importante de franchie, il suffit de voir la joie des terrasses pour le mesurer », témoignait l’élu dijonnais au côté de son adjointe déléguée au commerce Nadjoua Belhadef, infatigable sur ce dossier.

Nouveaux ateliers, visite par Philippe le Bon

L’OT profite de ce petit retour à la vie. Il revendique plus que jamais ses orientations stratégiques « avec un tourisme encore plus éthique, responsable de son environnement. Cette année sera celle de la nature et des espaces, avec la gastronomie à portée de fourchette, à l’horizon 2022 ».

Dijon met donc le paquet sur une expérience touristique vivante, avec de nouveaux ateliers sur le thème du street art ou de la « biérologie ». Des visites théâtralisées se mêlent à la partie avec la dernière création maison, « Les ducs de Bourgogne et leur palais » présentée par un Philippe le Bon 2.0 plus vrai que nature.

Dans le même temps, l’Office de tourisme soigne ses points accueil. Celui de la gare rouvrira cet été, après une mise en beauté. Un autre apparaîtra sur le site de la Cité de la gastronomie et du vin. François Rebsamen a visiblement de l’appétit à ce sujet. « L’inauguration de la Cité aura lieu au printemps 2022. Je vous promets que ce sera un événement exceptionnel en France. J’ai invité le président de la République. J’ignore encore s’il viendra, mais il m’a dit que c’était à la hauteur de ce qu’il attendait pour notre pays. » On l’a bien compris, ça se passera ici, en France, à Dijon. Et nulle part ailleurs.

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