Clameur(s): Chamoiseau, Maximin et les pères fondateurs

La famille, on se la choisit parfois, d’autant plus lorsqu’on est auteur. Avec deux écrivains créoles, Patrick Chamoiseau et Daniel Maximin, exploration de cette filiation qui se tisse entre pères fondateurs de l’identité antillaise et auteurs contemporains pour bâtir un héritage commun. Un nouveau rendez-vous pour le Festival littéraire Clameurs à Dijon. 

Patrick_Chamoiseau(2)

©: DR

Patrick Chamoiseau, le grand public l’a découvert en 1992 pour Texaco qui obtint cette année-là le Goncourt. Il y racontait la saga familiale et les souffrances de trois générations soumises à l’esclavage puis aux affres du monde actuel. Après une carrière de travailleur social en France puis en Martinique, son île natale, Patrick Chamoiseau est devenu un infatigable explorateur des richesses du monde créole et un chantre de cette langue. Rien d’étonnant que son parcours l’amène à se confronter aux illustres intellectuels antillais, fondateurs d’une culture créole et porteurs, tels Aimé Césaire, de la « négritude », ce concept formulé entre les deux guerres par des auteurs noirs francophones. Ces grands aînés, formant une généalogie choisie, il en parle notamment dans Césaire, Perse, Glissant, les liaisons magnétiques (2013).

Patrick Chamoiseau viendra le dimanche 15 juin à 12 h, aux cuisines ducales, pour une rencontre sur le thème des pères fondateurs de l’identité antillaise: Césaire, Damas, Perse, Glissant. Cette rencontre sera accompagnée de lectures du Collectif 7′ et sera animée par Marie-Madeleine Rigopoulous.

C’est une démarche identitaire semblable qui anime Daniel Maximin, romancier, poète et essayiste né sur l’île de La Guadeloupe dont la famille s’est installée ensuite en métropole. Dans Tu c’est l’enfance, il raconte son éveil au monde et à l’écriture, dans une île de conte, traversée autant par les courants sismiques que par les vagues du merveilleux. Son récent recueil de textes, Aimé Césaire, frère volcan, évoque la profonde relation qu’il a entretenue avec cet aîné – là encore une filiation choisie, qui s’est nourrie pendant 40 ans d’un « intime dialogue de tous les instants », ainsi que la qualifiait Césaire.

Daniel Maximin sera présent le dimanche 15 juin à 11h (aux cuisines ducales) toujours sur le thème des pères fondateurs de l’identité antillaise. Rencontre sera accompagnée de lectures du Collectif 7′ et sera animée par Marie-Madeleine Rigopoulous.

1280px-Maximin

©: DR

Laisser un commentaire