La meilleure façon de faire la foire

Il y a mille et une façons de faire la foire. Une fois le cortège inaugural passé, avec son lot de ministres et une incontournable Marseillaise, il est temps de passer aux choses sérieuses. dijonbeaune.fr, présent tout au long de cette 84ème édition apporte un premier éclairage sur une Foire gastronomique et internationale placée sous le signe du porto et du bon goût.

Inauguration foire Dijon 2014 © Clement Bonvalot-10

Par Dominique Bruillot
Photos: Clément Bonvalot

Dans le langage courant, l’expression « faire la foire » signifie faire la fête de façon tapageuse. A Dijon, le « tapage » commence dans l’élégance et le respect de la Nation, avec un ministre en titre (François Rebsamen), un ancien ministre (François Sauvadet) et tout un orchestre d’élus au garde-à-vous face à une fanfare entonnant avec fierté La Marseillaise, sous la conduite du trompettiste et ambassadeur culturel de Dijon, Thierry Caens.

Voilà, tout est dit ou presque, à propos de ce cortège inaugural qui se déroule selon un rite quasi immuable, pour la 84ème fois, quand vient la Toussaint. Jean Battault, président expérimenté de la Foire gastronomique internationale connaît bien le rythme de cette procession réglée comme une partition de Rouget de Lisle. On s’amuse alors, comme toujours, à admirer la ténacité de celles et ceux qui se battent pour garder leur place dans les premiers rangs. La pérennité en politique est sans doute à ce prix.

Mais ce n’est pas selon nous la meilleure façon de faire la foire. Les choses sérieuses ont commencé sous le signe du Portugal, invité d’honneur. 600 exposants ont entamé leur épuisant ballet annuel d’une douzaine de jours, un véritable marathon forain et commerçant pour accueillir, on l’espère à nouveau, plus de 175000 visiteurs.

Alors, que vont découvrir ces derniers? On leur conseille déjà de venir avec leurs petites madeleines de Proust, ces souvenirs qui nous habitent depuis la tendre enfance. La « foire gastro » de Dijon c’est un peu comme la communion solennelle ou le BEPC: on ne peut pas y échapper, cela fait partie intégrante de la culture familiale bourguignonne.

Voyage au bout du goût

Quand vient l’âge adulte, on peut certes arpenter les allées de cette immense exposition pour s’offrir le dernier canapé à la mode ou le fameux balai-brosse miraculeux qui colore de son habillage exotique l’ensemble du Palais des expositions. On se doit surtout de goûter et renifler tout ce qui se présente. Ici, la proposition est aussi cosmopolite qu’éclectique. Elle permet de voyager dans l’assiette, de la Savoie jusqu’au Liban en passant par la Camargue, les îles ensoleillées (ce qui fait du bien à cette période) et, bien évidemment, la Bourgogne et le Portugal.

C’est vers ces deux dernières destinations (l’une est adoubée par l’Unesco, l’autre est en voie de l’être), que l’on vous conseille de concentrer vos papilles. Entre le salon des vins Vinidivio qui vous promet de jolis portos et vins de la vallée du Douro, et le Quartier des saveurs qui consacre le point de vue le plus gastronomique de l’événement avec son restaurant des saveurs et sa pléiade de chefs, faire la foire prend alors un sens à la fois culturel et pleinement gastronomique.

C’est sur ce terrain-là, celui de la valeur ajoutée des saveurs, que dijonbeaune.fr, présent sur place tout au long de cette 84ème édition, ne manquera pas de revenir au quotidien, dès lundi. Comme les petits ruisseaux font les grands fleuves, les petits plaisirs de la vie ne font-ils pas le grand bonheur?

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