La Saint-Vincent selon Vincent Barbier

A tout seigneur tout honneur, le Grand Maître de la Confrérie des chevaliers du Tastevin entame notre série d’interviews. Vincent Barbier revient sur les fondamentaux de cette Saint Vincent Tournante 2015 des 24 et 25 janvier, hautement symbolique entre Gilly-les-Cîteaux et Vougeot.

Vincent Barbier grand maitre confrérie Tastevin © JL Bernuy

Vincent Barbier grand maitre confrérie Tastevin © JL Bernuy

Vincent Barbier, cette Saint-Vincent 2015 repose sur les symboles…
Effectivement, n’oublions pas que Vougeot et Gilly sont deux villages qui ont été créés par les moines de Cîteaux. Ce sont ces mêmes moines qui ont planté une première vigne ici au Château du Clos de Vougeot, qui ont construit les bâtiments d’exploitation du château et qui ont construit le château de Gilly, qui était le lieu de résidence des abbés. Nous sommes donc au cœur de l’histoire de Cîteaux.

Comment percevez-vous ce millésime 2015 de la fête ?
Il y aura à la fois les bourgognes et les grands crus. Gilly-les-Cîteaux possède 45 hectares de vignes, uniquement en appellations régionales, et Vougeot, c’est un grand cru, des premiers crus, un village, mais pas de régionales. Les deux se complètent bien. D’ailleurs il faut reprendre un peu l’histoire. Jusqu’en 1789, les deux communes ne faisaient qu’une. C’est à la révolution que Vougeot a demandé à être une commune libre et indépendante. Il n’y a qu’une église qui est à Gilly, qu’une cure, qu’un cimetière et les habitants de Gilly et Vougeot gèrent ensemble les trois biens communs. Avec un troisième village, Saint-Bernard, qui ne participe pas à la Saint-Vincent.

Un retour aux sources très fédérateur semble-t-il
C’est çà qui est formidable. Ma première Saint-Vincent, je m’en souviens comme si c’était hier. C’était en 1964 à Saint-Romain. J’avais 13 ans. C’est toujours le même plaisir de voir les gens se fédérer. Des voisins qui ne se parlaient pas, qui ne se connaissaient pas qui d’un seul coup travaillent ensemble pour que la fête soit réussie, qui se donnent des coups de main. Moi j’habite à Gilly justement. Depuis quelques semaines, avec les voisins, on bosse ensemble au décor de notre rue. C’est vraiment çà la Saint-Vincent.

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