Le semi-marathon de la Vente des vins court après sa 20e édition. Ce sera fait le 19 mars, avec des participants prêts à avaler les quelque 21 kilomètres entre Nuits-Saint-Georges et le château du Clos de Vougeot. Cela tombe bien, reste encore des places. Alain Barochi, l’autre papa de l’événement, se pose à mi-parcours et témoigne.

Alain Barochi, l’un des fondateurs du semi-marathon de Nuits-Saint-Georges. © Jean-Luc Petit

Au commencement du semi-marathon de Nuits

« Cette épreuve, c’est l’idée de Pierre Mostacci (ndlr, président de l’Office de tourisme local et directeur de l’Agef, association d’insertion de personnes en situation de handicap). Il courait un peu à titre personnel et voulait déjà dynamiser la ville. Il a fédéré un petit groupe de fidèles et imaginé deux tracés : un 10 km et un 21 km. La première année, on a accueilli 740 participants. Chaque année, on a grimpé pour atteindre notre record : 3 300 coureurs en 2017. Je suis l’un des deux rescapés de cette aventure. » 

Le système D pour commencer

« Il fallait nous voir les premières années, avec nos dossards en papier… On avait installé notre PC au sous-sol d’une maison. Des jeunes filles, dont la mienne, faisaient en roller les allers-retours entre la ligne d’arrivée pour rapporter les dossards, que l’on plaçait méticuleusement sur des pics pour faire les classements (rires). Puis sont arrivées les puces, dans les dossards et les chaussures. Aujourd’hui, un coureur qui franchit la ligne a son temps affiché en instantané sous ses yeux. » 

Clos Vougeot, l’image mythique

« Les premières éditions ne traversaient pas les rues piétonnes de Nuits. Aujourd’hui, quand le peloton s’engouffre dans le centre historique, c’est un moment magique. Puis il s’étire lentement et, au moment d’entamer le trajet retour, passe par l’allée du château du Clos de Vougeot, accueilli au son des trompes de chasse. Le serpentin de coureurs dans les vignes, avec ce château comme décor, ça vous marque à vie. » 

Ferveur populaire

« Il n’y a pas de semi-marathon sans vente des vins. De la même façon, un tel élan populaire autour de la vente ne pourrait exister sans course. C’est toute la ville qui profite du semi. Et tout le monde se mobilise. Par exemple, depuis le début, le club de pétanque nous fournit les signaleurs dans les vignes. L’air de rien, ces 70 personnes sont indispensables à notre petite organisation. »

Il est beau mon plateau !

« On a toujours eu un beau plateau, grâce notamment à la caution de notre coureur maison, Philippe Rémond. Il nous a aidé à tracer le parcours et son aura d’ambassadeur entraîne un plateau sportif intéressant. Derrière ces spécialistes, il y a les coureurs du dimanche, qui méritent tout autant de respect pour ce qu’ils accomplissent. Ceux qui viennent pour le cadre, ou costumés. Ceux-là, on les récompense depuis 20 ans. L’an dernier, je me souviens d’une dame qui a couru déguisée en athlète grec, pieds nus. Respect ! C’est ça la magie du semi de Nuits. »  

Un « Blaireau » comme parrain

« Après une année blanche, on revient modestement. Avec 2 000 participants, on sera satisfaits. Mais les habitués pourront regoûter à la fête à la nuitonne : les animations le long du parcours, les petits orchestres, les cadeaux aux coureurs, les ravitaillements avec des produits locaux à Vougeot et Vosne-Romanée. Quant à notre parrain, ce sera Bernard Hinault. Je l’ai rencontré il y a quelques temps à Savigny-lès-Beaune, le courant est passé. Il fera un bel invité d’honneur ! »


Le 19 mars 2022, l’Association Nuits Semi-Marathon Organisation (NSMO) programme la 20e édition du semi-marathon (21,1 km), adossé à un 10 km. Fini les départs décalés : le starter retentira à 14 h pour tout le monde. Attention, pas d’inscription le jour de la course. Nombre de dossards limité à 3 500 sur l’ensemble des deux courses. Clôture des inscriptions en ligne le 16 mars (possibilité d’inscriptions supplémentaires le 18 mars selon disponibilité). + Infos et parcours sur semi-nuits-st-georges.com

Anne-Laure Grosperrin devant le château du Clos de Vougeot. © Jean-Luc Petit

L’avis d’une coureuse : Anne-Laure Grosperrin, une Beaunoise à Nuits
Anne‑Laure Grosperrin, présidente de Beaune Athlétisme, commence à connaître la musique. Six fois qu’elle court le semi-marathon de Nuits-Saint-Georges. Pour le plaisir d’allonger la foulée dans un bel environnement, sans forcément rechercher la performance. « Je déteste courir en ville. Ce parcours est une aubaine pour moi. Parmi tous les paysages que l’on traverse, ma portion préférée reste celle du Clos de Vougeot. » Le passage dans les allées du château marque la moitié du 10 km et de la première boucle du semi-marathon. De quoi motiver les troupes. L’état d’esprit qui règne au semi de la Vente des vins est de plus en plus recherché par les sportifs. « Il y a une excellente ambiance. On court avec les participants du 10 km, c’est super sympa. Tout au long du parcours, il y a de nombreuses animations musicales et les ravitaillements sont très motivants », plaisante la présidente.

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