Marine Lorphelin, Miss Bourgogne à vie

© Clement Bonvalot

© Clement Bonvalot

Lors de la dernière session du Conseil régional, François Patriat a remis à Marine Lorphelin la médaille d’honneur de la Bourgogne. Elue Miss Bourgogne en 2012, Miss France et 1ère Dauphine de Miss Monde en 2013, elle devient ainsi la deuxième femme faite Citoyenne d’honneur de notre région après Michelle Bachelet, présidente de la République du Chili, originaire quant à elle de Chassagne-Montrachet.

Ah, Marine Lorphelin ! Dans la cohorte des Miss France, elle a depuis longtemps rejoint le groupe de celles qu’on n’oublie pas, aux côtés des Sophie Thalmann, des Sonia Rolland (une autre Bourguignonne !) et autres Nathalie Bègue (bon, pas toujours pour de bonnes raisons…). Tant et si bien que lorsqu’elle a dû passer l’écharpe Miss France à sa suivante, Flora Cocquerel (mais c’est qui, celle-là ?). On s’est donc dit qu’un seul mandat sous la couronne, c’était vraiment dommage…

François Patriat, président de la Région Bourgogne, a dû, lui, penser qu’un tel parcours (Miss Bourgogne 2012, Miss France et 1ère Dauphine de Miss Monde 2013), sans quitter son sourire légendaire et en portant haut les couleurs de la Bourgogne ça méritait, sinon une deuxième couronne, au moins une première médaille… Une médaille d’honneur de la Bourgogne, plus précisément, représentant Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire. Une Marie pour Marine faite par ce geste Citoyenne d’honneur de la région. Un honneur justement, puisque Marine Lorphelin est la deuxième femme seulement à le recevoir: la première était rien moins que Michelle Bachelet, réélue présidente du Chili (dont la famille est originaire de Chassagne-Montrachet). Une chef d’Etat, une reine (de beauté), il décore superbe, le président de Région !

Dans son discours, François Patriat est revenu sur le parcours de Marine Lorphelin, née à Mâcon il y a à peine 21 ans et qui après la parenthèse Miss, a repris le chemin de la fac de médecine dont elle avait réussi en 2012 l’ultra sélectif examen de fin de première année. « Je suis convaincu qu’avec un parcours aussi brillant, vous occuperez un jour des fonctions éminentes. En discutant avec vous, j’ai constaté que vous étiez intéressée par la chose publique. La politique vous tente-t-elle ? » a suggéré François Patriat. Marine a botté élégamment en touche, assurant qu’en revanche, elle allait « soutenir l’inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco des Climats de Bourgogne car [elle] adore les vins bourguignons. »

Reste qu’au petit jeu du « C’est qui le gars de la Marine », François Patriat a coiffé sur le poteau un candidat à la mairie de Dijon: David Lanaud du Gray, refoulé tout récemment, un magnifique bouquet de roses à la main, d’un grand magasin dijonnais dont le nom commence par Galeries et où Marine dédicaçait ses photos aux admirateurs venus en nombre. Et que voulait-il, Lanaud du Gray ? Prier la belle de devenir « l’Ambassadrice de Dijon, capitale de la Bourgogne, à travers le monde ». Le bouquet est parvenu à sa destinataire mais point son porteur, prié de ne pas mélanger les torchons (la politique) aux serviettes brodées (la venue de Marine). Ah. Les conseillers régionaux seront heureux d’apprendre qu’ils ne font pas de politique. Mais, allez savoir… Ils sont peut-être super doués en broderie?

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