Olivier Halley: « Bernard Arnault en Bourgogne, j’adore! »

Aujourd’hui, Olivier Halley inaugure la formule revisitée du Marché aux vins à Beaune. Le nouveau propriétaire des châteaux de Meursault et de Marsannay, s’inscrit dans la lignée d’autres investisseurs prestigieux et affirme ainsi sa volonté de devenir un acteur fort de l’œnotourisme en Bourgogne.

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Olivier Halley et Stéphane Follin-Arbelet, le directeur l’ensemble œnotouristique constitué des châteaux de Meursault et Marsannay, ainsi que du Marché aux vins. ©Jean-Luc Petit/Dijon-Beaune Mag

Par Dominique Bruillot

« Arnault, j’adore! » Paraphrasant Charlize Theron, top égérie de la marque Dior, Olivier Halley rebondit avec enthousiasme sur la récente acquisition du Clos des Lambrays par Bernard Arnault, le patron de LVMH, lui même devenu le voisin de François Pinault. Une façon comme une autre, pour l’homme d’affaires, de saluer l’arrivée en Bourgogne d’investisseurs prestigieux, soucieux de la qualité de leurs investissements. Dans un entretien complet qui sera publié dans le prochain Dijon-Beaune Mag (parution semaine prochaine), le discret nouveau propriétaire des châteaux de Meursault et Marsannay, mais aussi du Marché aux vins dont la nouvelle formule sera inaugurée officiellement aujourd’hui à Beaune, s’inscrit volontiers dans une même logique.
Le Marché aux vins est situé en vis-à-vis des Hospices de Beaune. Il constitue donc l’un des trois piliers de la stratégie œnotouristique de la famille Halley, dans la droite ligne du visionnaire André Boisseaux. Les Halley, pour ceux qui ne le savent pas encore, sont d’origine normande. Fondateurs du groupe Promodès, avant que celui-ci ne fusionne avec Carrefour, c’est dans les épices et de manière plus lointaine dans le négoce des vins de bordeaux qu’il ont fait leurs belles affaires. Depuis, Olivier Halley poursuit la success story dans le secteur de la mode enfantine. Le choix de la Bourgogne est donc pour lui de l’ordre du coup de cœur.

Un ancien garage
« Au début, je cherchais une ouvrée ou deux, pour le plaisir et le partage, pour les amis, mais il y a eu un peu d’inflation », s’amuse ce dernier, en évoquant « la magnifique opportunité que représentait la transition familiale, qui correspondait justement aux attentes de la famille Boisseaux. » Les importants travaux qui permettent d’ouvrir le Marché aux vins sur la rue de l’Hôtel-Dieu ne sont donc que le premier acte visible d’une nouvelle aventure œnotouristique.
André Boisseaux avait racheté l’ancien garage Peugeot pour y creuser des caves et redonner vie à ce qui fut, en d’autres temps, l’église du couvent des Cordeliers, celle dont on fit tomber le cœur et l’entrée au lendemain de la Révolution pour y percer justement la rue de l’Hôtel-Dieu. Le potentiel du lieu est grand. Sous la direction de Stéphane Follin-Arbelet, le Marché aux vins mise déjà sur une démarche pédagogique sur les climats et un parcours initiatique à la dégustation, aux accords mets et vins et aux produits gourmands.
Et ça marche. Hier matin, alors que les rues de Beaune étaient quelque peu endormies par la fraîcheur, le Marché aux vins ne désemplissait pas, toutes nationalités confondues.

Interview exclusive à lire dans le prochain Dijon-Beaune Mag (parution fin de semaine prochaine).

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