L’une est arrivée de l’Atlas à 18 ans pour finalement dédier sa vie à l’hôtellerie-restauration haut de gamme, et vient de reprendre le Relais de la Source à Saint-Seine-l’Abbaye. L’autre est une ambassadrice de l’excellence made in France. Ahlame Buisard et la nouvelle 308 étaient faites pour se rencontrer.

D’habitude, promis, elle ne se gare pas aussi près. La coquette cour est réservée aux clients en quête d’un bain de soleil, d’un peu de repos ou d’un verre de chardonnay. Voire tout cela à la fois. En rapprochant ainsi la belle 308 pour la photo, Ahlame Buisard exprime sa nouvelle dolce vita à la bourguignonne. L’ancienne directrice générale du groupe Loiseau vit au rythme des sources de la Seine depuis une petite année et sa reprise de l’établissement situé à 30 minutes au nord de Dijon.

Dépendance de l’abbaye de Saint-Seine au XIIe siècle, refuge pour pèlerins, puis relais de poste à l’excellente réputation, le lieu a une longue tradition d’accueil. La famille Bony-Jacquand a cultivé cet état d’esprit durant quatre générations, toujours fidèle au (relais de la) poste. « Il y a des ondes positives partout ici », témoigne la repreneuse, engagée dans une importante rénovation pour faire rayonner « un esprit campagne chic et écoresponsable, avec des équipements et une cuisine de qualité, surtout pas ostentatoire ». L’affaire est bien engagée.

Viser l’étoile

Étape après étape, goutte après goutte, le Relais de la Source va changer de paradigme. « On y faisait jusque-là une sympathique halte pour une nuit, voire deux. Je veux en faire une destination bucolique, le jour comme en soirée », dit encore sa dirigeante, entourée d’une vingtaine de personnes pour veiller à la bonne tenue de cette aventure. Sur place, il y a largement de quoi faire : 15 chambres, un cottage avec jardin privatif, un espace bien-être, une impressionnante salle de réception (170 personnes) bien charpentée, avec vue sur la piscine… 

La table, elle, est l’affaire du transfuge parisien Yann Zwysig. Ce jeune chef formé à bonne école s’approvisionne en grande majorité dans un rayon de 50 km. Ainsi, un sandre s’acoquine avec quelques pistils d’un safran cultivé juste à côté par Julien Duthu. La nature est bien faite. Signe de notre époque locavore, un petit potager voisin des cuisines vient en complément des approvisionnements. Côté salle, le service est attentionné dans le moindre détail, allant jusqu’à proposer sa propre eau de source (nous ne sommes pas n’importe où !) filtrée et gazéifiée à la demande. Épaulée par Charlène à la direction et Laura comme maître d’hôtel, Ahlame Buisard vise l’étoile Michelin et ne s’en cache pas. Mais tel un lion avant de passer à l’attaque, elle distingue vitesse et précipitation, fait le tour de son sujet, garde un œil lucide sur son positionnement. 

Goût de l’authentique

Cette attitude s’accompagne du goût des choses bien faites. Ahlame le sait bien, elle évolue dans un métier de représentation, ou savoir-être et authenticité font la différence. Sa nouvelle 308 hybride (on y revient !) à la robe « vert olivine », fournie par les équipes de Peugeot Dijon, « incarne justement tout ce savoir-faire à la française, ce raffinement sans l’esbroufe. Je voulais changer de modèle, moi qui étais plutôt SUV, et l’ai immédiatement adoptée ». Il est vrai que la belle hybride bleu-blanc-rouge demeure un compagnon de route idéal, « particulièrement sécurisant et agréable à conduire », pour faire la route depuis le nord de Dijon. « Je vis en ville et travaille à la campagne », sourit la conductrice, dont le copilote attitré est souvent Sally, son border collie. 

À ce propos, la mobilité est un vrai sujet par ici. « Le Relais est sur une route de vacances, celle des voyageurs qui ne se pressent pas sur l’autoroute et sont friands de ce genre de halte authentique. Nous sommes un bijou caché ! Abriter notre parking et y installer des bornes de recharge font d’ailleurs partie de nos projets », précise la responsable, toujours soucieuse d’optimiser le confort de celui ou celle qui vient à elle. Quand on fait ce métier, tout cela coule de source, n’est-ce pas ? 

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