Pour les dix ans du MuséoParc Alésia, DBM fait sa grande retrospective. Après s’être attaqué aux mythes autour des Gaulois et des Romains, le centre d’interprétation franchit en 2018 une étape pédagoludique supplémentaire, invitant l’artisanat d’antan et la famille au cœur du propos.

Des Playmobils® au MuséoParc Alésia en 2019 grâce au collectionneur Jean-Paul Turquois. © Sébastien Pitoizet

Bienvenue en 2018. Les Bleus se hissent sur le toit du monde pour l’éternité, des gilets fluo animent les ronds-points, Aznavour a rejoint la mama. De son côté, le MuséoParc amorce un changement de positionnement après une importante remise en question. « On inscrit une bonne fois pour toutes le site dans son environnement, tout en orientant la médiation vers le public familial », pose Maud Goldscheider, l’une des responsables du pôle culturel, fidèle depuis les débuts.

Le MuséoFab est la première trouvaille maison. Inspiré des fablabs, il invite in situ des artisans détenant un savoir-faire connu depuis l’Antiquité à partager un peu de ce qu’ils savent. Tissage, céramique, travail de l’os, du cuir, vannerie, cuisine : la proposition s’étoffe et le public se montre particulièrement friand de ces ateliers, en particulier un jeune public soucieux de se dégourdir pendant les vacances scolaires. « Sur place, les médiateurs culturels faisaient ainsi le lien historique avec les techniques et les usages de l’époque. » En parallèle, Alésia décrète 2018 comme l’année du coq, et propose cet animal-emblème au top de son exposition en partenariat avec le Musée Buffon. « Une petite révolution dans notre approche scénographique », note-t-on encore du côte du MuséoParc. Le public adore. Cocorico ! 

Bling-bling en 2019

L’année suivante s’inscrit dans cette même dynamique. Elle s’intéresse au verre des Gaulois. L’exposition « Bling Bling » rend hommage à la maîtrise de nos ancêtres, les seuls ayant su fabriquer des bracelets par étirement d’une perle de verre. Puis revient aux sources napoléoniennes, avec la présentation exceptionnelle du canthare original d’Alésia, coupe à boire mise au jour à Alise-Sainte-Reine en 1862, lors des fouilles menées par Napoléon III. « Là encore, nous avons voulu sortir des sentiers battus en organisant une mémorable Murder Party sur le thème Qui a volé le canthare ? », se souvient Maud Goldscheider. 

Ces propositions mettent le visiteur, qu’il soit petit ou grand, dans une position confortable, entre apprentissage et jeu. En témoigne le carton de l’exposition temporaire, en fin d’année « Alésia en Playmobil® », véritable madeleine de Proust. La reconstitution du fameux siège a nécessité plus de 1 000 figurines sur un plateau de 30 m², grâce au collectionneur passionné Jean-Paul Turquois. « Typiquement le genre d’exposition destinée aux enfants mais où les parents se font avoir aussi, commentait à l’époque Michel Rouger, le futur ex-directeur du MuséoParc, en partance pour la Cité de la Mer à Cherbourg. C’était un vrai booster : nous avons connu en octobre des fréquentations journalières dignes d’un mois d’août ! »

En avant les histoires !

Et la fréquentation a suivi une courbe ascendante. En deux ans, le centre d’interprétation a redressé de manière spectaculaire sa fréquentation tout en suscitant un véritable élan de sympathie. Ils étaient 65 000 en 2017, 5 000 de plus l’année suivante… Et le millésime 2019 s’inscrit dans cette remarquable dynamique de visitorat. « Avec le recul, Michel a apporté une approche totalement décomplexante, notamment dans la communication sur les réseaux sociaux. Il a rendu le MuséoParc ultra visible », loue Maud Goldscheider, dont l’équipe s’est trouvé renforcée par cet élan post 2018. Les années suivantes auraient dû en profiter, avec une salivante expo sur les arrière-cuisines d’Alésia et le repas gallo-romain (2020), puis l’art de construire des Romains (2021). Ces années ont été tronquées par le vil centurion Covidus, frappant sans que personne ne s’y attende. Pas si grave, en réalité. Alésia a fait le siège et s’est donné l’ambition de repartir au combat.  

Vacances d’automne aux couleurs d’Halloween
Le musée revêt son plus effrayant costume et vous propose des ateliers 100 % halloweenesques.
– Des ateliers famille d’Halloween : confectionnez une bulla, un pendentif en cuir, réalisez une mosaïque en représentant un crâne ou squelette, décorez votre citrouille ou encore fabriquez un petit squelette à l’image de ceux que les Romains disposaient sur la table des banquets…
– Une conférence  sur le « Culte des crânes chez les Gaulois et ailleurs » suivie d’un temps d’échange et d’une séance de dédicaces par Juliette Cazes, spécialiste en archéologie et anthropologie et investie dans la recherche en thanatologie 
– Une « murder party » costumée : dans une ambiance mystique et mystérieuse, défiez druides, empoisonneurs et autres devins. Un seul objectif, en sortir vivant… 
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