À la rentrée, le directeur du centre d’interprétation d’Alise-Saint-Reine, Michel Rouger, quittera la Côte-d’Or pour un nouveau challenge du côté de Cherbourg. La Cité de la Mer a trouvé un précieux capitaine.

Michel Rouger était le directeur du MuséoParc depuis septembre 2016. © Sébastien Pitoizet

Il est venu, a vu et a conquis. Arrivé fin 2016 en Côte-d’Or, Michel Rouger avait d’abord pour lui la réputation d’un homme de terrain, pour avoir accompagné la naissance et géré pendant dix ans le plus grand musée européen dédié à la Première Guerre mondiale, situé à Meaux.

D’un champ de bataille à l’autre, il avait relevé le défi lancé par le Département de la Côte-d’Or, à savoir redonner une impulsion au MuséoParc Alésia. Les acteurs locaux ont alors découvert un directeur au style particulièrement affable et dynamique, soucieux de réinventer les façons de s’approprier l’Histoire, celle avec un grand H. Son style pédago-ludique, voire franchement décalé (voir vidéo ci-dessous), aura contaminé une équipe au diapason. Après avoir livré une bataille sanitaire puis vécu de l’intérieur une refonte complète de la scénographie pour ses dix ans, Michel Rouger laisse un centre d’interprétation dans une bonne dynamique, autour de 80 000 visiteurs annuels.

Cherbourg, 200 000 passagers

À 46 ans, le grand large s’offre à lui. Il ne va pas se la couler douce pour autant : la Cité de la Mer de Cherbourg est un joli paquebot dont il faudra gérer la vitesse de croisière. Les années sans pandémie, il attirait peu ou prou(e) 200 000 passagers. Cette ancienne gare maritime, réhabilitée il y a tout juste vingt ans par le génial fondateur et toujours président Bernard Cauvin, voyage dans la grande histoire transatlantique et croise largement celle du Titanic.

Qui sait seulement qu’avant de sombrer au large en 1912, le plus célèbre navire au monde avait fait escale en rade de Cherbourg cinq jours plus tôt, embarquant près de 300 personnes ? Curieux comme il est, le capitaine Rouger connaît déjà l’histoire par cœur.

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