Dijon Bourgogne Invest : le « bras armé économique » de la métropole en 7 notions clés

En chiffres et notions clés décryptés par son directeur Stéphane Bossavit, Dijon Bourgogne Invest légitime son action d’agence d’attractivité. Le nouveau bras armé économique de la métropole ne manque ni d’arguments, ni de savoir-faire auprès des entreprises…

L’agence d’attractivité Dijon Bourgogne Invest a été lancée en mai 2022. © Arnaud Morel / DijonBeaune.fr

15 chefs d’entreprise

Toute métropole digne de ce nom a son agence d’attractivité, rien d’extraordinaire. Lancée en mai 2022 (photo ci-dessus), Dijon Bourgogne Invest tire cependant
sa singularité de son mode de gouvernance : son bureau exécutif est composé de 18 membres dont 15 chefs d’entreprise du sérail. La présidente de DBI Catherine Petitjean en est évidemment l’ambassadrice n°1. Le reste n’est pas là uniquement pour faire joli sur Linkedin. Stéphane Bossavit s’avoue « très agréablement surpris par la qualité de leur investissement. Notre conseil d’administration se réunit chaque mois et nous constatons 80 % de taux de présence. Tous agissent a minima comme des facilitateurs. Nous parlons le même langage. » Rassurant à tout point de vue.

300 emplois

En 2023, pour sa première année pleine, Dijon Bourgogne Invest a favorisé l’implantation de 15 sociétés (ayant signé un bail ou déposé un permis de construire), créatrices de 300 emplois nouveaux à trois ans. Les secteurs de prédilection sont connus : santé, numérique et agroalimentaire, « même s’il nous faut raisonner sur une économie globale, pas uniquement par tranches ». Le profil type d’entreprise à implanter n’existe pas vraiment, il va de la PME industrielle d’une quinzaine d’emplois sur trois ans, au campus de l’école hôtelière Vattel, vectrice d’une centaine de postes à l’horizon 2027. Chaque dossier a son propre stade de maturité, sachant que « nous détectons en moyenne 8 à 10 projets par mois, qui aboutiront ou non. Tous sont pris en charge sous 48h et dans un respect absolu de la confidentialité. »

7 collaborateurs

Pour piloter l’opérationnel, une présidente a besoin d’un directeur. Et le directeur a lui-même besoin de techniciens. Composant avec un budget d’1,2 million d’euros, DBI s’appuie sur une équipe très agile de 7 collaborateurs installés dans les locaux de la Métropole. Une assistante de direction, deux chargés d’affaires aux profils complémentaires, différents postes de communication… Tous travaillent aussi « en lien avec les services de la métropole et des experts et partenaires de toute nature : foncier, ingénierie financière, juridique et fiscale, RH, mobilité, etc. »

Village d’entreprises

C’est une configuration privilégiée dans les métropoles. Le village d’entreprises « offre des solutions d’accueil face à la raréfaction du foncier et l’insuffisance de locaux disponibles ». Il s’agit de bâtiments compacts, relativement modulables, pouvant aller généralement jusqu’à 5 000 m2, taillés pour les TPE et PME. Ce village, souvent prisé des grands investisseurs, représente en outre une avantage écologique avec plus d’entreprises sur moins d’emprise au sol. La demande est là. « Nous avons détécté huit projets de villages via différents canaux, dont les salons SIMI (2022 et 2023) et MIPIM (2023 et 2024). C’est un potentiel de 40 000 m2 de locaux d’activité, soit une année de demande placée à Dijon. » Qui a dit que les salons ne servaient à rien ?

90 hectares

Dijon Métropole compte 24 zones d’activités sur son territoire, dont les plus importantes Cap Nord (12 000 emplois), et Longvic (9 000) sont plus ou moins saturées. Viennent ensuite des programmes publics avec du potentiel : Beauregard au sud, Ecoparc Dijon Bourgogne à l’est, Valmy au nord. « On estime qu’à horizon trois ans, 90 hectares de foncier pourront être aménagés à destinations d’entreprises et d’usines de moyenne dimension. »

Ensemblier

L’attractivité telle que DBI la conçoit vise en premier lieu l’emploi « et plus généralement la qualité du tissu économique ». Que l’on vienne à elle ou inversement, l’agence agit comme un ensemblier : elle « imbrique » physiquement, et bien souvent avec beaucoup de finesse, de nouveaux acteurs dans un territoire qui demande une certaine acculturation. « Notre accompagnement de A à Z favorise des partenariats avec tous les acteurs locaux : facilitation immobilière, recrutement de personnel local, connexion à un écosystème… Notre palette est complète, y compris auprès d’entreprises locales déjà implantées et en besoin de croissance. »

Proximité

Dijon est douce à vivre, les classements nationaux en attestent régulièrement. DBI ne se contente pas de valoriser les filières locales, elle capitalise sur les vertus de la proximité. Sa dernière campagne de communication vante ainsi une « ville des 15 minutes ». « Dijon convainc. Investisseurs et grandes foncières l’ont intégrée dans leur carte mentale », constate Stéphane Bossavit, dont l’équipe gère aussi l’humain à travers ces projets de mobilité. « Une intimité se crée avec les entreprises souhaitant s’installer à Dijon. Nous allons loin dans l’accompagnement, jusqu’à proposer des logements via notre programme Chouette Move. Nous aidons aussi les proches de dirigeants dans leur recherche d’emploi. » C’est ainsi qu’une TPE parisienne, Archipel Kombucha, a installé son site de production et 300 m2 de bureaux sur un site identifié à Quetigny, tout en confiant une partie de sa production premium à Brasserie de France, à Beaune. Chouette Move a même permis de trouver un logement au dirigeant. « Ce projet est un bon exemple de tout ce que sait faire une agence d’attractivité. »

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