Dijon Beaune Mag

Avec 2 500 brasseries réparties sur l’ensemble du territoire, la France est le premier pays européen en nombre de brasseries. Notre filière représente 8 000 emplois directs et 130 000 de l’amont à l’aval. Les brasseries sont composées à 96 % de TPE-PME.
Notre syndicat, créé en 1878, est le syndicat historique de la brasserie française. Nous représentons 98 % de la production française. Parmi nos adhérents, on recense tous les types de brasseries (artisanales, familiales, historiques ou internationales), et ¾ d’entre eux produisent moins de 3 000 hectolitres par an.
Brasserie de France est le parfait exemple pour illustrer le développement de notre filière. La filière brassicole est une filière d’excellence, fleuron de notre patrimoine gastronomique, qui innove et investit pour répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux. La filière brassicole est profondément ancrée dans nos territoires et joue un rôle majeur dans la dynamique de ces derniers.
J’irai même plus loin : la territorialisation, c’est l’ADN de la brasserie française. Les brasseurs jouent un rôle significatif en tant qu’acteurs des territoires, participant au développement économique, culturel et social de leurs régions respectives. Les brasseurs français mettent en valeur les ingrédients, les méthodes de brassage et les styles de bière spécifiques. Ils contribuent ainsi à préserver et à promouvoir l’identité régionale. Les brasseries, en tant qu’entreprises locales, génèrent des emplois dans leur région. Par ailleurs, de nombreuses brasseries attirent les visiteurs locaux et étrangers en développant une offre touristique innovante. Les dégustations, les visites de brasserie et les événements spéciaux organisés par les brasseries contribuent au tourisme régional. Le tissu territorial des brasseries est très fort : vous avez toujours une brasserie à moins de 30 km de chez vous !

La Bourgogne ne fait pas exception. Ce renouveau de la brasserie française est national. Toutes les régions connaissent plus ou moins la même dynamique. Je parle bien de renouveau, car la France a toujours eu une tradition brassicole. En 1900, on comptait 3 000 brasseries en France. Mais on peut dire que la Bourgogne a une histoire particulière avec la bière : Jean sans Peur, duc de Bourgogne, a encouragé la culture du houblon en Bourgogne et en Flandre, contribuant ainsi à l’expansion de son utilisation dans le brassage de la bière en France.
Oui, la filière connait aujourd’hui des difficultés, conséquence de deux années de crise sanitaire et d’une crise inflationniste sans précédent. Cette hausse est à la fois directe et indirecte. Elle est multiple : il s’agit des matières premières, mais également des emballages (verre, carton, aluminium, etc) mais surtout de l’énergie.
Nous accueillons avec soulagement l’annonce de la Première ministre du 23 août, qui prend en compte les difficultés actuelles de nos brasseries. Il s’agit d’une décision de raison.
La clé, c’est l’investissement pour toujours plus d’innovation. Depuis de nombreuses années, les brasseurs mettent en œuvre une politique environnementale ambitieuse. Pour poursuivre ces engagements, il nous faut des moyens pour continuer à investir dans notre outil de production.
Brasseurs de France, c’est :
➡️ Le syndicat professionnel de la brasserie française, fondé en 1878
➡️ 437 adhérents basés en métropole et en outre-mer
➡️ Plus de 98 % de la production française de bière
➡️ L’équivalent de 4,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires (chiffres 2019)