Il y a 100 ans, un petit groupe de « poteaux » fondait le Club Sportif de La Beaunoise. Qui sait seulement que le premier match du CSB était, en février 1922, un derby contre Dijon ? Récit d’une création et d’une ascension aussi rapide qu’un cadrage-débordement…

L’équipe du CS Beaune, saison 1922-1923. Photo d’archives retrouvée dans les cartons de l’historien du club Pierre Denizot. © CS Beaune

Un siècle que le rugby a planté son maul dans la capitale des vins de Bourgogne. Pour le meilleur et pour le pire, car c’est aussi ça la vie d’un club. Le CS Beaune n’a jamais perdu de vue ses racines et ses valeurs. 100 ans plus tard, il est plus que jamais au cœur de la mêlée.

Trois ans après la fin de la Grande Guerre, l’achèvement de la ligne de tramway qui relie Beaune à Dijon est au centre de toutes les conversations dans les cafés beaunois. Pendant ce temps, un groupe de sportifs beaunois épris de football et de rugby frappe à la porte du club de gym « La Beaunoise ». Du genre souple, les gymnastes (qui sont aussi rugbymen pour certains) sont emballés par l’effet d’un regroupement. Ainsi nait le Club Sportif de La Beaunoise, en janvier 1922, après une réunion au gymnase municipal le long du boulevard. Le bleu et le blanc sont adoptés et le président Alfred Lagrange lance une opération de recrutement avec quelques bénévoles. En l’espace d’un mois et de quelques séances d’entrainements, Beaune joue le tout premier match de son histoire en février 1922 contre l’US Dijonnaise, au stade du Genêt, entre deux parcelles de vignes. Aucun document ne certifie cependant l’issue de ce derby.

1927, le CS Beaune propriétaire du stade

Beaune entame alors sa première saison dans le championnat de Bourgogne 3e série (ndlr, le cinquième échelon régional). Trois ans plus tard, les bleus et blancs trinquent à leur premier titre de champion de Bourgogne à ce niveau. Puis rebelote la saison suivante. La culture de la gagne commence à se diffuser. Dans le même temps, il faut penser aux fondations. 

En juin 1927, grâce à une souscription publique, La Beaunoise et le CSB réunissent suffisamment d’argent pour devenir propriétaires de leur stade. Quelques mois plus tard, on le renomme stade Jean-Guiral en mémoire de ce gymnaste réputé à Beaune, le premier professeur d’éducation physique de la ville. 

Suivront de nombreux titres de champions de Bourgogne, encore, qui permettront au club de gravir les échelons « cep by cep », sans se brûler les ailes. Jusqu’à la sainte année 1963, où la gloire dépassera largement les frontières de la région…

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