Dijon Beaune Mag

L’esprit de célébration, la Bourgogne, son art de vivre que j’adore et défends.
Fini ! J’en avais marre, une opération il y a plus d’un an m’a changé la vue et la vie.
Événement, Marketing, Action. Photographe de métier, j’ai voulu donner vie aux images et les installer dans le cœur des gens. EMA a débuté au centre-ville, place du Bareuzai. Dans les années 90, quand tu disais que tu bossais dans l’événementiel, les gens ne savaient pas ce que c’était. On me répondait : « Ouais, t’organises des fêtes quoi ! »
Nous sommes une agence généraliste qui intervient dans le conseil et la création pour tout type d’événement, avec un atelier de fabrication très spécifique pour faire « la cinquième patte du mouton ». EMA, c’est 12 000 événements, 91 % de clients fidèles, une trentaine de collaborateurs et des centaines de talents indépendants mobilisés.
18 mois sans rien. Nous étions les premiers au fond du camion et les derniers à en sortir. Mais l’État nous a bien aidés. C’est la première fois en 30 ans que l’Ursaff me redonne de l’argent (rires). Aujourd’hui EMA va bien, avec un exercice inédit autour de 5 millions de CA.
Du tout ! Nous venons d’installer un concept dans un bel hôtel place des Lices, autour d’un thème indien. Chaque dimanche, tout l’établissement est illuminé de 1000 bougies. Une joueuse de harpe accueille la clientèle. Une petite bulle féérique qui tranche avec la folie environnante. Notre métier, c’est ça : raconter une histoire.
(Étonné, il cherche…) 6045 contacts. Je suis fondamentalement un voyageur. J’aime découvrir les gens et je dois dire que ce métier me comble.
Le petit nouveau qui décolle fort dans la location de matériel. Nous allons développer des franchises territoriales partout en France. La demande est là. Loc’ambiances séduit par sa qualité de service, sa charte orange sympa et ses prix sages. Je crois beaucoup à « l’esprit bistrot » : le client vient pour l’ambiance et le patron. Il faudra des franchisés qui incarnent cette attitude.
Je rêve de faire un événement sur la thématique de l’eau. Mais je ne trouve personne pour m’aider à le financer. Quelque chose d’ambitieux, qui mêlerait grand public, innovations et réflexions sur l’avenir de cette ressource. Cela me tient à cœur de le faire à Dijon, ma ville, la deuxième dans l’histoire après Rome à avoir eu l’eau potable… Merci Darcy !
Si l’on parle d’argent, 20 % du volume d’affaires. Mais une affection de tout premier plan. L’inauguration de la Cité de la Gastronomie et la production du concours Miss France font partie de nos références locales, mais je n’aime pas mettre en avant un événement plus qu’un autre. En tout cas, tous les gens que je croise ressentent Dijon comme the place to be. J’en suis ravi. Nous avons la plus belle ville de France ! Il y a quinze ans, un groupe a voulu racheter EMA et j’ai refusé car il fallait que je sois à Paris.
J’espère bien ! Personne ne doit se rendre indispensable. À Dijon, c’est tout de suite intuitu personae, EMA = Sylvain Camos. Mais en dehors, l’entreprise est reconnue pour elle-même. Cet équilibre me va. Il est aussi basé sur une équipe valeureuse et trois associés de confiance que sont Anis, Cindy et Adeline.
Rompre l’habitude, un concept à bannir dans tout métier créatif. On écrit des pages du 1er janvier au 31 décembre, puis on range le livre avant de passer à un autre. Dans ma tête, EMA a un an…
Rubrique en partenariat avec le Crémant de Bourgogne
🥂 Tous les épisodes « Une coupe avec… »
#1 Stéphane Bescond, nouveau président du JDA Business Club
#2 Christian Roux, président de L’Arche à Dijon
#3 Sylvain Camos, patron d’EMA Events
