Unesco: Les Champenois plus rapides que les Bourguignons sur l’autoroute de la communication?

Dès la fin du mois de juillet, les Champenois auront trois grands panneaux au bord de l’A5 pour célébrer leurs universels « coteaux, maisons et caves ». A quand la même chose pour les climats de Bourgogne sur l’A6, sachant qu’Eiffage, l’actionnaire d’APRR, est une société dijonnaise à bien des égards?

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Par Dominique Bruillot

Les Champenois sont les maîtres du marketing, cela n’a rien de nouveau. Avant même de connaitre le résultat de Bonn, toujours en effervescence, ils avaient prévu de fêter l’inscription de leurs « coteaux, maisons et caves » à Hautvillers dès dimanche.

Sûrs de leur coup les pétillants voisins de la Bourgogne? Faut croire. Surtout quand on annonce pour cette fin de mois de juillet l’apparition de trois panneaux sur l’autoroute (notre photo), ces fameux « panneaux marrons dit de signalisation d’animation culturelle et touristique » que l’exploitant remplace progressivement en faisant intervenir designers et dessinateurs de BD.

« Après le Bordelais, le tour de France des vignobles d’excellence s’élargit » se réjouit-on encore chez APRR, dont l’A5 va « rappeler aux touristes et vacanciers français et étrangers, le si beau patrimoine que représente la région de Champagne, récompensée pour avoir su allier tradition et dynamisme économique. »

Eiffel, Eiffage, Dijon…

Bien évidemment, de tels arguments, la Bourgogne en a à renvendre avec les Climats inscrits ce samedi au patrimoine mondial de l’Humanité, en tant que paysage culturel, une heure avant la Champagne. l’A6, sorte de colonne vertébrale communicante s’il en est, représente pas moins de 50000 occasions d’être vu au quotidien.

Puisque l’enjeu de cette inscription repose à la fois sur une réglementation de la signalétique dans le périmètre inscrit (la côte viticole en l’occurrence) et une nécessaire communication à la face du monde, on verrait bien « fleurir » au bord de l’A6 quelques jolis panneaux vantant les climats de Bourgogne, le cœur historique de Dijon (désormais inclus dans le périmètre d’inscription des climats) et, pourquoi pas, la Cité gastronomique de Dijon dont la construction a été confiée à… Eiffage.

Eiffage? « Bon sang mais c’est bien sûr! », aurait dit le commissaire Bourrel dans la cultissime série Les cinq dernières minutes. Eiffage n’est pas que l’actionnaire d’APRR. Le nom de ce mastodonte du BTP prend racine dans celui de Gustave Eiffel. De plus, Jean-François Rovareto, son adminstrateur référent et vice-président est lui aussi Djonnais. De quoi alimenter les bonnes volontés, non?

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