Dans le creux de ses eaux sinueuses ou au plus profond de son pays, la plaine de Saône a ses petits bonheurs qu’il faut savoir dénicher. Son histoire, ses paysages, sa nature gourmande et ses personnalités en font un petit eldorado de la Côte-d’Or. Embarquement immédiat.

Et si vous partiez à la découverte d’un territoire méconnu de Côte-d’Or, à savoir la plaine de Saône ? Les habitants de la métropole dijonnaise, mais aussi de Beaune et Dole, connaissent surtout cet espace pour les produits qui y poussent, maraichers et céréaliers. La plaine offre une dolce vita qu’il faut savoir apprécier, à commencer par la Saône, rivière mère qui prend sa source au sud des Vosges, traverse la Côte-d’Or sur son flanc ouest, et irrigue tout ce terroir sablonneux si propice aux cultures. Pour valoriser cette véritable colonne vertébrale du territoire, Côte-d’Or Attractivité met les moyens, sous l’égide de sa présidente, Marie-Claire Bonnet-Vallet qui entend mettre en réseau les principales villes des bords de rivière, Pontailler-sur-Saône, dont elle est maire (lire pages 60-63 du DBM 93), mais aussi Saint-Jean-de-Losne, et la plus importante ville du coin, Auxonne. La rivière, la cinquième plus longue de France, attire un tourisme fluvial très divers, des simples balades aux croisières plus luxueuses qui drainent un tourisme résolument international : pas moins de 27 nationalités se retrouvent ainsi dans les ports de plaisance de Pontailler et de Saint-Jean-de-Losne.

Signe du redécollage en douceur du territoire, Pontailler-sur-Saône connait une légère progression démographique, tandis que Saint-Jean-de-Losne et Auxonne stabilisent leur population. La ville nouvellement impériale (lire pages 50-51) bénéficie, il est vrai, du poids économique du 511e régiment du Train qui y est stationné. « Nous contribuons au dynamisme de la ville. Le Medef estime que le régiment se classe à la 30e place des « entreprises » de Côte-d’Or, apportant environ 18 millions d’euros annuels de retombées au territoire », commente le colonel Didier Rostolan, commandant en second de l’unité. Ancienne frontière entre le Saint-Empire romain germanique et la France, la Saône a toujours eu une réelle importance militaire.

La plaine est aussi historiquement un lieu de chasse, grâce à la présence de multiples bois, un peu réduite du fait du développement des cultures. Les nombreux châteaux témoignent de cette histoire. Talmay, pour ne citer que lui, mérite très largement le détour, avec son immense parc arboré et son donjon du XIIIe siècle. La rivière se décline aussi sur le plan gastronomique, avec de nombreuses spécialités locales et une cuisine simple et bonne, dont la célèbre pochouse, ou les cuisses de grenouilles et autres fritures. Sur les berges, il y a aura toujours une guinguette pour vous régaler dans l’assiette. Jugez plutôt le DBM 93 qui propose une balade par l’image du nord jusqu’au sud.


Pépites de bords de Saône, le dossier spécial à retrouver dans le DBM 93

#Intro : Histoire, paysages et nature : embarquez au fil de la Saône
#1 : Talmay et le château secret
#2 : Auxonne l’impériale

#3 : Saint-Jean-de-Losne, cluster fluvial
#4 : Cette rivière de champions (à venir)
#5 : À l’heure du grand pardon (à venir)

#6 : Iza Guyot et la pôchouse mania (à venir)

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